BD : décès de l'auteur belge Jidéhem, complice de Franquin

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BD : décès de l'auteur belge Jidéhem, complice de Franquin
Jidéhem a été lecomplice pendant des années de Franquin sur les séries Gaston Lagaffe et Spirou et Fantasio@ Capture d'écran Twitter.
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L'auteur belge qui avait notamment travaillé sur les séries "Gaston Lagaffe" et "Spirou et Fantasio" est décédé dimanche à l'âge de 81 ans.

L'auteur belge de bande dessinée Jidéhem, complice pendant des années de Franquin sur les séries Gaston Lagaffe et Spirou et Fantasio, est décédé dimanche à l'âge de 81 ans, ont indiqué mardi les éditions Dupuis.

Pilier de la BD. Ce pilier de la bande dessinée franco-belge, au même titre que - outre Franquin - Roba, Will ou Tilleux, était un auteur à part entière (Les chroniques de Starter, Ginger, Sophie), a souligné son éditeur dans un communiqué. Jidéhem, de son vrai nom Jean De Mesmaeker, avait offert son patronyme au célèbre "homme aux contrats" (jamais signés) qui émaillent les gags de Gaston, lui ayant trouvé une certaine ressemblance avec son propre père. Né le 21 décembre 1935, il avait suivi les cours de l'institut Saint-Luc, une école des beaux-arts de Bruxelles.



Assistant de Franquin. Dès 1954, il publie Ginger, une série policière pour le journal Héroïc-Albums. Il excelle déjà dans la mise en scène d'intrigues musclées, selon la maison d'édition belge. En 1956, il suit son collègue Maurice Tillieux au Journal Spirou, éternel rival du Journal de Tintin dans la presse illustrée. A la demande de Charles Dupuis, il devient en 1957 l'assistant d'André Franquin. Les deux hommes vont notamment collaborer jusqu'en 1968 sur Gaston Lagaffe et sur Spirou et Fantasio, dont Jidéhem réalisera les décors. "Remarquable quand il s'agit de mettre en scène voitures et autres engins motorisés, ses mises en scène ont toujours été spectaculaires", soulignent les éditions Dupuis. Dans les années 1990, il avait adapté des chansons paillardes et grivoises en BD.

Ces dernières années, atteint par des soucis de santé, il fut moins prolifique mais il n'abandonna jamais le pinceau, réalisant pour son plaisir de grandes illustrations dans la tradition de la BD franco-belge, selon Dupuis.