2011, année faste pour la BD

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2011, année faste pour la BD
La bande dessinée se porte bien : plus de 5.300 albums ont été publiés cette année.@ MAXPPP
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La bande dessinée se porte bien : plus de 5.300 albums ont été publiés cette année.

Les bulles ont encore pétillé en 2011. Avec une production de 5.327 albums de bande dessinée, le secteur a connu sa 16e année consécutive de hausse. Mais seules 1.577 véritables créations ont vu le jour en Europe francophone, dans un marché dominé par quatre groupes et quelques séries phares.

Les séries, préférées des lecteurs

Les séries se taillent toujours la part du lion avec 1.319 nouveaux albums (contre 1.303 en 2010) - hors mangas et comics - , soit 65,36% des créations ou traductions. Et le marché tourne essentiellement autour de quelques séries vedettes ou auteurs bien installés. Cette année, 99 valeurs sûres ont été tirées à plus de 50.000 exemplaires, dont 82 venues du domaine franco-belge.

Plus gros tirages : XIII d'Yves Sente et Iouri Jigounov, d'après Jean Van Hamme et William Vance, édité à 500.000 exemplaires, suivi de Kid Paddle de Midam, tiré à 360.000 exemplaires, Boule et Bill de Laurent Verron, d'après Jean Roba, à 253.000, Thorgal d'Yves Sente et Grzegorz Rosinski, d'après Van Hamme et Rosinski, à 220.000, et Les Aventures de Kid Lucky d'Achdé, d'après Morris, à 220.000 exemplaires.

Des rééditions pour découvrir les BD d'avant

Les rééditions et éditions revues ou augmentées sont également en hausse, avec 1.058 titres (19,86% des BD de l'année), contre 980 en 2010. Mais pour Gilles Ratier, secrétaire général de l'Association des critiques et journalistes de bande dessinée, "les éditeurs font cela avec un soin extrême". "Ils rééditent certaines séries qui n'étaient plus à leur catalogue ou qui étaient complètement oubliées. Ça nous a permis récemment de redécouvrir l'intégrale de Gil Jourdan de Tillieux ou La Patrouille des Castors de Charlier et Mitacq", rappelle le spécialiste.

Ces rééditions permettent ainsi de transmettre ces "séries un peu anciennes aux nouvelles générations". On peut "leur faire découvrir que c'était pas si mal ce qu'on faisait il y a 20 ou 30 ans", conclut Gilles Ratier.