Resto U : les 3 pistes privilégiées

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Resto U : les 3 pistes privilégiées
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Des repas à emporter, l'éducation alimentaire et des plannings repensés sont les priorités.

Au-delà de la polémique sur la réintroduction du vin, la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse veut privilégier trois pistes pour améliorer la restauration universitaire, suite à la remise d’un rapport rédigé par l'animateur gastronome Jean-Pierre Coffe et l'ex-président de l'université Paris-IV Jean-Robert Pitte.

Parmi les huit propositions, trois pistes intéressent particulièrement le ministère de l’Enseignement supérieur : la création de " boutiques de proximité", l’éducation des étudiants pour un meilleur régime alimentaire et une réflexion sur les emplois du temps pour permettre à un maximum d’étudiants de se nourrir dans les restaurants universitaires.

Restauration à emporter et éducation

La suggestion de créer des boutiques de proximité offrant des produits alimentaires bon marché pour les étudiants qui ne peuvent ou veulent pas aller au resto U le soir, est "une idée vraiment intéressante", a souligné Valérie Pécresse.

"Le soir, le repas est extrêmement limité", explique Jean-Pierre Coffe :

Elle a également retenu l'idée d'"impliquer les étudiants pour mieux les éduquer", de manière "parfois ludique", aux "produits qu'ils connaissent mal".

Aménager les emplois du temps

Valérie Pécresse veut aussi "poser la question du temps imparti chaque jour pour déjeuner" et celle de "la répartition des cours dans la semaine qui fait que trop souvent les étudiants n'utilisent les restos U que quelques jours par semaine".

Les auteurs du rapport dénoncent en effet des files d'attente trop longues et suggèrent "des négociations entre les universités et les Crous" sur les emplois du temps. Cette proposition semble néanmoins peu réaliste, tant l’organisation des plannings est déjà un casse-tête pour les universités.

Les étudiants préfèrent des petits prix

Pour de nombreux étudiants, la priorité est le prix du repas. Ils critiquent notamment la montée du prix du ticket, passé en quelques années de 2,50 à 2,90 euros par repas.

"Depuis quasiment 10 ans, le prix des repas ne cesse d'augmenter, en moyenne de 5 centimes tous les ans, pour une qualité plutôt en baisse dans les produits et les quantités qu'on nous propose", déplore Ugo Bernalicis, étudiant en master de sciences politiques à Lille 2 et représentant Unef.

L'ensemble des propositions du rapport vont être "mises à la concertation avec les organisations étudiantes", a affirmé la ministre. Les propositions seront aussi "chiffrées et examinées", a-t-elle dit.

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