Covoiturage : le coup de pouce de Vinci Autoroutes

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Covoiturage : le coup de pouce de Vinci Autoroutes
@ PHILIPPE DESMAZES/AFP
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COUP DE COM’ - La société concessionnaire d’autoroutes a conclu un partenariat avec Blablacar pour encourager les trajets à plusieurs.

Après la polémique sur les bénéfices des sociétés d’autoroutes, place à la communication positive : le gestionnaire d’autoroute Vinci a annoncé jeudi avoir conclu un partenariat avec le spécialiste du covoiturage, le Français Blablacar. A la clef, une nouvelle offre qui doit "promouvoir et encourager la pratique du covoiturage sur les autoroutes" par la promesse d’économies.

Une offre de télépéage spécifique. Les deux sociétés se sont mises d’accord pour proposer une offre en commun spécifiquement dédiée au covoiturage, baptisée "Temps libre covoiturage". En clair, une formule d’abonnement au télépéage réservée aux clients Blablacar et qui se veut plus avantageuse. Soit, tout de même, 10 millions de personnes potentiellement concernées, selon les chiffres du réseau Blablacar.

Autoroute

© AFP

Quels avantages promet Vinci Autoroute ? L’entreprise promet à la fois des économies et des facilités. Côté argent, Vinci propose une nouvelle formule, baptisée Temps libre covoiturage, censée être moins chère : à partir de deux trajets longue distance en covoiturage par mois, les frais de gestion sont offerts. Soit une économie de 2 euros par mois, mais uniquement si le covoiturage a été effectué sur la plate-forme Blablacar.

Côté pratique, Vinci promet de mettre en place 19 "parkings de covoiturage" : des parkings situés juste avant les péages et repérables grâce à des logos pour permettre aux voyageurs de se retrouver plus facilement.

L’ultime preuve que Blablacar a changé de dimension. Ce nouveau partenariat confirme la métamorphose opérée par Blablacar, première plate-forme française de mise en relation pour le covoiturage. Mais il risque de faire tousser les utilisateurs historiques de ce service créé en 2006 : à l’origine, ce site mettait en avant une offre collaborative et économique, voire sociale, si bien que la mise en relation des conducteurs et des voyageurs était gratuite. Une page tournée en 2012 avec le passage au payant pour tous (des frais compris entre 7 et12%), qui a provoqué une polémique chez ses utilisateurs les plus assidus, d’autant que de nombreuses autres plate-formes restent gratuites.

Blablacar est depuis devenue une société comme les autres, qui noue même des partenariats que ses premiers utilisateurs auraient honnis : une offre commune avec Total promettant aux nouveaux utilisateurs un bon d’achat de 20 euros dans le réseau de la compagnie pétrolière.

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