Night Call roule sur les plates-bandes de Drive

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Night Call roule sur les plates-bandes de Drive
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CINÉMA - Si les scénarios des deux films ne se ressemblent pas, les similitudes sont pourtant nombreuses.  

C'est l'histoire d'un type paumé, un chômeur qui, pour se réinsérer, va trouver le bon filon : devenu reporter, il se spécialise dans les images trash. Son truc : branché sur les radios de la police, il arrive plus vite que son ombre sur les lieux d'accidents, de meurtres ou de cambriolages. Night Call, le film de Jake Gyllenhaal, sorti sur les écrans mercredi, rappelle beaucoup l'esthétique de Drive, signé Nicolas Winding Refn et sorti en 2011. Si les deux films ont leur identité propre, Europe 1 fait le point sur leurs similitudes.



Comment ne pas établir de comparaison entre les deux films, alors même que le titre de l'un, Night Call, évoque la bande originale de l'autre, Drive, avec la chanson Nightcall de Kavinsky ? Voilà pour le clin d'œil. Les deux films ont aussi le même producteur. Mais ce n'est pas tout.

Un héros marginal. Jake Gyllenhall, qui a perdu neuf kilos pour l'occasion, joue le héros-reporter, Louis Bloom, dit Lou. Point commun avec Drive ? Comme le charismatique Ryan Gosling, le personnage est un loup solitaire dénué de toute empathie. Son corps amaigri lui donne quelque chose d'étrange et d'inquiétant.

L'esthétique nocturne. On découvre un Los Angeles de nuit, et le chef opérateur s'en est donné à cœur joie. Des nuances bleutés, une clarté crépusculaire, les carrosseries brillantes des bolides ou encore le feu crépitant des accidents dans l'obscurité. Comme dans Drive, la nuit devient un sujet en soi. Le chef opérateur a aussi cherché à faire ressortir "le côté sauvage de Los Angeles" et à rendre son immensité à l’écran, "en privilégiant les objectifs grand-angle et une palette de couleurs vives". L'idée ? Donner à la ville un côté "oasis dans le désert, où l’homme est un intrus", a expliqué le professionnel.

Sur la route. Là encore, on se souvient de l'ambiance nocturne de Drive, et des virées du héros. Comme dans Drive, la voiture a une place prépondérante. Elle sert à la traque du chasseur d'image, comme elle était l'alliée du héros de Drive, conducteur cascadeur pour Hollywood le jour et des truands la nuit. Le film offre quelques énergiques courses-poursuites.