Martin Scorsese : "la télé offre plus de liberté que le ciné"

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Martin Scorsese : "la télé offre plus de liberté que le ciné"
Martin Scorsese lors de la cérémonie d’ouverture du 13e festival international du film de Marrakech@ MAXPPP
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CONFIDENCES - Le réalisateur, qui sortira Le Loup de Wall Street le 25 décembre, voudrait se consacrer davantage à la télévision. 

Martin Scorsese, qui préside actuellement et jusqu’au 7 décembre le 13e festival international du film de Marrakech, vient d’achever le tournage du Loup de Wall Street, avec Leonardo DiCaprio. Ce film noir, attendu pour le 25 décembre sur les écrans, est le plus long des films du réalisateur américain (avec près de trois heures). Scorsese s’attaque à l’histoire de l'ancien trader et homme d’affaire américain Jordan Belfort, friand de femmes, de pouvoir et d’argent. Au micro d’Europe 1, le réalisateur revient sur son travail pour le cinéma, mais aussi pour la télévision, pour laquelle il a déjà travaillé, en 2010. Entretien.

Les séries télé pour plus de liberté. Martin Scorsese a trouvé une grande satisfaction à travailler pour la télévision, affirme-t-il. Et il ne compte pas s’en tenir là. Le petit écran offre désormais beaucoup plus de liberté que le cinéma selon lui. "Le cinéma tel qu’on essayait de le fabriquer dans les années 70 en Californie, c’est dans les séries télé qu’on le trouve aujourd’hui. C’est là qu’on peut vraiment développer la complexité des personnages ou du scénario, explique-t-il.

Scorsese confie encore à Mathieu Charrier avoir trouvé une grande liberté lorsqu’il a travaillé pour la chaîne HBO :



Martin Scorsese : "la télé offre plus de...par Europe1fr

Du grand au petit écran. C’est en 2010 que Scorsese a fait un passage remarqué du grand au petit écran, qui lui a valu les commentaires les plus élogieux de la part de la presse. Le réalisateur venait alors de diriger le tournage du pilote de la série Boardwalk Empire. L’auteur du célèbre Taxi Driver a choisi de poser sa caméra à Atlantic City dans les années 1920, à l’heure de la prohibition, pour renouer avec un univers familier de ses films, celui de la pègre. (On se souvient des Affranchis, en 1990, ou encore de Casino, en 1995). Produit et mis en scène par Martin Scorsese, avec un budget de 13,5 millions d'euros, le premier épisode de la série Boardwalk Empire signée Terence Winter (un ancien des Sopranos) sur la prohibition aux Etats-Unis était alors des plus attendus.

Scorsese a aussi misé sur un casting de choix pour effectuer ses premier pas à la télévision : Steve Buscemi et Michael Pitt dans les rôles principaux. Il a également fait appel à Kelly MacDonald (No Country for Old Men), ou encore à Michael Stuhlbarg, héros du film A Serious Man des frères Coen.