Une quinzaine de communes rejette les nouveaux rythmes scolaires

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Une quinzaine de communes rejette les nouveaux rythmes scolaires
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Mais le gouvernement ne cède pas, et indique que la justice va être saisie.

Une quinzaine de communes a décidé d'entrer en résistance contre la réforme des rythmes scolaires, en choisissant de ne pas ouvrir leurs écoles pour la cinquième matinée de classe des élèves. Mais le gouvernement ne compte pas céder. "Comme je l'avais indiqué, nous allons en référer au tribunal administratif, qui fera injonction aux maires d'ouvrir ces écoles et si le maire ne le fait pas, si le maire n'obéit pas à la loi, le préfet le fera à sa place", a déclaré mardi Najat Vallaud-Belkacem. "C'est à l'Etat qu'il revient, et à l'Etat seul, d'organiser le temps scolaire. Aujourd'hui, les écoles doivent ouvrir cinq matinées et pas quatre", a souligné la ministre de l'Education. Des écoles cadenassées Elle n'a pas donné les noms des communes qui refusent de mettre en place la réforme, mais le député-maire de Yerres (Essonne), Nicolas Dupont-Aignan, a pris la tête de la "résistance" contre la réforme, qui s'applique désormais intégralement à 24.000 communes. Son principal argument : les maires ne disposent pas selon lui des moyens d'accueillir correctement les enfants. Le président de "Debout la République" a donc fait cadenasser mercredi les écoles de sa commune, comme plusieurs autres maires du département. Il demande au gouvernement du "temps" afin de recruter "les bons animateurs", qu'il chiffre à 150.000. Mieux répartir les heures La réforme des rythmes scolaires introduit une cinquième matinée de classe, le mercredi, ou parfois le samedi, pour les élèves. Cette matinée avait été supprimée par la droite en 2008. L'objectif est de mieux répartir les heures d'enseignement pour les enfants, avec en corollaire des activités périscolaires facultatives à la charge des communes.