SFR : "Nous ne craignons rien", assure le patron d'Altice

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SFR : "Nous ne craignons rien", assure le patron d'Altice
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Vivendi a choisi définitivement ce weekend la proposition d'Altice-Numericable face à l'offre concurrente de Bouygues...

Le calendrier sera chargé dans les prochains jours pour Numericable, qui a remporté ce weekend son duel contre Bouygues pour le rachat de SFR. Patrick Drahi, le dirigeant d'Altice, sa maison-mère, rencontrera mardi le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg. Ce dernier n'avait pas caché, ces dernières semaines, son soutien à l'offre du cablô-opérateur. "C'est le choix logique qui l'a emporté et le choix qui permet le développement du très haut débit en France", a expliqué Patrick Drahi lors d'une conférence de presse, cité par l'agence Reuters, en rappelant que les membres du conseil de surveillance de Vivendi s'étaient prononcés à l'unanimité en faveur de la proposition d'Altice/Numericable. Il a ajouté que le groupe tiendrait l'ensemble des engagements pris auprès des pouvoirs publics français notamment en matière d'emploi et d'investissements. "Nous ne craignons rien" En parallèle, la filiale d'Altice prévoit d'engager dès mardi les consultations avec les organisations représentatives du personnel. Le PDG du câblo-opérateur, Eric Denoyer, a indiqué lors d'une conférence de presse espèrer boucler le rachat de la filiale télécoms de Vivendi SFR au quatrième trimestre de cette année. Il a ajouté qu'il ne s'attendait pas à d'obstacles majeurs lors de l'examen de l'opération par les autorités de concurrence. Interrogé sur d'éventuelles craintes d'un recours de Bouygues, le dirigeant d'Altice Patrick Drahi a répondu : "nous ne craignons rien". Projet "le plus porteur" Vivendi a choisi définitivement la proposition d'Altice-Numericable face à l'offre concurrente de Bouygues, jugeant que la fusion SFR-Numericable "correspond au projet industriel le plus porteur de croissance, le plus créateur de valeur pour les clients, les salariés et les actionnaires". S'allier avec Bouygues était "intenable au plan de la concurrence", a expliqué Jean-René Fourtou dans un entretien accordé aux Echos, car un rapprochement SFR-Bouygues "aurait créé un groupe avec 47% de part de marché en valeur dans le mobile" en France.