Les avis mitigés au lendemain de la grande conférence sociale

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Les avis mitigés au lendemain de la grande conférence sociale
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Les syndicats saluent la méthode alors que l'opposition critique le fond et la forme...

Les réactions, positives et négatives sont nombreuses ce matin, après la grande conférence sociale qui a réuni lundi et mardi plus de 200 représentants des syndicats et du patronat... Si les partenaires sociaux sont plutôt satisfaits de cette rencontre, l'opposition critique. "Il y a quelque raisons d'être satisfait, tout n'est pas réglé (...) il y aura des dossiers durs sur le financement de la protection sociale des retraites ou des fonctionnaires", a estimé ce matin, Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière au micro d''Europe 1'. "Il y a une volonté de discuter, dialoguer", a-t-il ajouté. Même son de cloche du côté de François Chérèque, leader de la CFDT, qui a notamment salué la reprise du dialogue. "J'étais dans un atelier pendant huit heures (...) nous avons parlé de la compétitivité de notre pays (...) je ne l'avais jamais fait (...) tout ce qu'on a fait là (...) sera utile dans les négociations (...) on pourra rappeler à certains ce qui a été dit", a-t-il fait valoir sur 'France info'. "La méthode de concertation, d'échange, de respect à l'égard des partenaires sociaux", a également été saluée par la présidente du syndicat patronal Medef, Laurence Parisot. Cette dernière s'est en revanche montrée beaucoup plus critique sur la tonalité du discours de clôture du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault qui ne tient selon elle "pas compte du tout des réalités économiques que vivent les entreprises et singulièrement les PME". "Beaucoup de choses ont été énoncées, envisagées, comme si tout se passait bien, comme si les trésoreries ne posaient pas de problème, comme si on avait du temps", a-t-elle déploré devant la presse. L'opposition a de son côté critiqué le fond mais aussi la forme. "Je pensais qu'après cinq ans, (...) il n'y avait pas besoin de mettre en place des commissions", a déploré l'ancien Premier ministre, François Fillon au micro de RTL. Jean-François Copé a également fait part de ses craintes. "Si on fait une concertation pendant un an, le Parlement, qui représente par définition la souveraineté nationale, ne sera donc pas en situation de débattre de tout cela", a souligné le secrétaire général de l'UMP sur Europe1. Sur le fond, Jean-Marc Ayrault n'a pas écarté hier, l'éventualité d'augmenter la CSG, impôt prélevé sur tous les revenus, alors que la droite estime qu'une hausse de la TVa aurait été plus juste. selon Jean-François Copé, augmenter cet impôt à la consommation permet de taxer les importations...