Le projet de loi de finances 2014 se veut "prudent"

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Le projet de loi de finances 2014 se veut "prudent"
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Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici a présenté son projet mercredi.

"Notre économie dispose d'un fort potentiel de rebond (...) tous les instituts nous le disent : ca va mieux", a déclaré mercredi le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici lors de son audition par la Commission des Finances de l'Assemblée nationale. Il présentait le projet de loi de Finances 2014, qui se veut "prudent". "Nous devons poursuivre l'effort de redressement des comptes publics, si nous voulons retrouver la croissance", a renchéri le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve. Prévisions de croissance prudentes Cette prudence vaut donc pour les prévisions de croissance du gouvernement. "Pour 2013, nous sommes à +0,1% contre -0,3% visé par le consensus des instituts avant l'été", a-t-il rappelé. Compte tenu des signes d'amélioration observés, le gouvernement a décidé de maintenir cet objectif. "Ce chiffre m'apparaît aujourd'hui comme un minimum", a estimé Pierre Moscovici. "Pour 2014, nous visons +0,9% contre un consensus de +0,6% des organismes français avant l'été", a-t-il ajouté. Déficit à 3,6% fin 2014 Concernant le déficit, il sera ramené de 4,8% à 4,1% du PIB cette année contre +3% prévu initialement puis +3,7% visé au printemps. "Il est important de comprendre que cela tient au contexte morose et à la faiblesse de l'inflation sur les taxes", a tenu à préciser Pierre Moscovici. En 2014, le déficit public devrait représenter 3,6% du PIB. "Cela représente un effort sans précédent de 1,7% point, après 1,3 point en 2012", a souligné le ministre. En 2014, l'effort sera de 0,9 point. Pour mémoire, la Commission européenne a donné deux ans de plus, jusqu'à fin 2015, à la France pour ramener son déficit public à 3%. L'effort prévu pour réduire le déficit public l'an prochain est donc de 18 milliards d'euros, dont 15 milliards  - 9 milliards sur l'Etat et 6 milliards sur les comptes sociaux - sous forme d'économies et trois sous la forme de prélèvements supplémentaires. Le Haut Conseil aux finances publiques a jugé ce scénario plausible, a fait valoir le ministre de l'Economie.