Lafarge et Anglo American vont devoir céder d'importants actifs

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Lafarge et Anglo American vont devoir céder d'importants actifs
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En échange du feu vert de la Commission britannique de la concurrence pour la création de leur co-entreprise...

Le cimentier Lafarge et Anglo American vont devoir procéder à la cession d'un "portefeuille significatif d'opérations" en échange du feu vert de la Commission britannique de la concurrence à un projet de co-entreprise entre les deux groupes. Sans ces cessions, le régulateur estime que le rapprochement entre les deux entreprises nuirait à la concurrence en Grande-Bretagne. Lafarge et Anglo American avaient annoncé en février 2011 un projet de fusion de leurs activités matériaux de construction au Royaume-Uni au sein d'une co-entreprise détenue à pars égales. Cet accord, visant à regrouper l'ensemble des activités ciment, granulats, béton prêt à l'emploi et enrobés bitumineux des deux groupes sur le marché britannique, doit permettre au groupe français de se renforcer outre-Manche. Le 21 février dernier, la Commission britannique de la Concurrence avait déjà indiqué qu'à ses yeux, la fusion des activités des deux groupes, dont le chiffre d'affaires cumulé sur la base de 2010 atteignait 2,1 milliards d'euros, présentait des risques pour la libre concurrence et que pour y remédier, les deux partenaires devraient céder des actifs. Elle n'a pas chiffré le montant que représentait les actifs à céder, mais ils doivent comprendre notamment une usine de ciment, deux usines d'asphalte ou encore une carrière, bref un ensemble suffisant pour permettre l'entrée d'un nouveau concurrent sur le marché. Le 'Financial Times' a estimé ces cessions à 600 millions de livres sterling. Lafarge a salué la décision de la commission, ajoutant qu'il était "confiant", tout comme Anglo American, que les conditions réclamées pouvaient être remplies, précise Reuters.