Jeux en ligne : Bruxelles veut protéger les consommateurs

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Jeux en ligne : Bruxelles veut protéger les consommateurs
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La Commission européenne appelle les Etats membres à prendre des mesures de protection, surtout à l'égard des plus jeunes.

Face à l'accroissement de l'offre de jeux de hasard et d'argent en ligne, la Commission européenne a formulé plusieurs recommandations que les Etats membres sont invités à intégrer dans leur réglementation, le but étant de mieux protéger les joueurs. Informer et surveiller les mineurs L'UE qui représente 45% du marché mondial des jeux d'argent et de hasard en ligne, avec près de 7 millions de consommateurs de ces services, se doit en effet de cadrer ces activités. Elle recommande donc à ses pays membres de veiller à ce que les joueurs bénéficient d'une information minimale sur les risques que peuvent comporter les jeux d'argent en ligne. Les Etats devraient également veiller à ce que les mineurs ne pratiquent pas ces activités. En outre, Bruxelles préconise de subordonner l'ouverture d'un compte de joueur "à une procédure d'enregistrement, dans le cadre de laquelle le consommateur devrait indiquer son âge et décliner son identité, à charge pour l'opérateur de vérifier ces informations". Où en est-on en France ? En France, le marché des jeux en ligne et des paris sportifs a été ouvert à la concurrence à l'été 2010. La loi oblige les opérateurs à demander une licence d'exploitation auprès de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel). Elle interdit en principe la participation des mineurs aux jeux d'argent et de hasard et renforce les mesures de lutte contre les sites illégaux de jeux d'argent. La récente loi Hamon sur la consommation est venue renforcer la réglementation.