Ecotaxe: la grogne s'étend au sud-ouest, la polémique enfle autour d'Ecomouv'

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Ecotaxe: la grogne s'étend au sud-ouest, la polémique enfle autour d'Ecomouv'
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Les protestations ne se limitent plus à la seule Bretagne...

Malgré son report, l'écotaxe suscite toujours la polémique et n'éteint pas la colère des milieux agricoles...La contestation ne se limite plus à la Bretagne, gagnant le sud-ouest de la France : lundi, des bornes installées sur une départementale près de Mont-de-Marsan, dans les Landes, ont été incendiées, a fait savoir la gendarmerie à l'agence de presse Reuters. Une facture qui s'alourdit La société Ecomouv a installé 250 bornes et 180 portiques de contrôle équipés de caméras et systèmes de détection des poids lourds. Leurs destructions aura un co�"t mais le ministre de l'Economie, Pierre Mosococivi a promis ce matin sur RMC et BFM Télé que l'Etat les remplacerait et assumerait les frais qui y sont liés... "Revoir la logique" du contrat conclu avec Ecomouv' Concernant la société Ecomouv' justement, "toute la logique du contrat" conclue en 2009 avec cette entreprise privée doit être revue, a estimé Pierre Moscovici. "On peut s'étonner du fait qu'on ait confié la collecte d'une taxe qui est nationale à un fournisseur d'origine étrangère", a-t-il dit. Ce week-end, 'Le Parisien' révélait des éléments troublants sur ce contrat. D'abord "la mission d'appui aux partenariats public-privé (PPP) avait, dans un rapport remis en février 2009 que nous avons pu consulter, relativisé l'intérêt d'un tel montage", pouvait-on lire dans les colonnes du quotidien. En outre, l'Etat aurait pu passer par un marché public, moins co�"teux. 'Le Parisien' met en avant un autre élément "troublant" : les délais de réalisation, déterminants pour l'attribution du contrat ont été revus en cours de route. L'ancienne candidate écologiste à l'élection présidentielle a réclamé lundi une enquête parlementaire. "Nous voulons savoir dans quelles conditions précises a été négocié et passé ce contrat et à quoi correspondent les obligations financières", a promis Pierre Moscovici.