Brittany Ferries suspend une commande passée auprès de STX

  • A
  • A
Brittany Ferries suspend une commande passée auprès de STX
Partagez sur :

La compagnie avait conclu un contrat pour la livraison d'un bâteau répondant aux nouvelles normes environnementales.

Nouveau revers pour les chantiers navals STX de Saint-Nazaire... Faute de financements suffisants, la commande d'un "ferry écologique" - aussi appelé projet PEGASIS - passée en janvier dernier par Brittany Ferries a été suspendue, d'après les syndicats interrogés par Reuters. Ils confirment une information parue sur le site spécialisé 'Mer et Marine'. Livraison reportée à 2017 ou 2018 ? Initialement, le navire devait être livré fin 2016. Si l'armateur français parvient à boucler son montage financier pour ce bâteau d'une valeur de 270 millions d'euros, il se pourrait que le contrat se concrétise et que "l'achèvement du navire soit reporté à 2017, peut-être même 2018", écrit 'Mer et Marine'. "On travaille activement à trouver une date de report, car on veut vraiment faire ce bateau", a d'ailleurs indiqué une source de chez STX à Reuters. A l'époque de la signature du contrat, le gouvernement avait estimé qu'il représentait 2,6 millions d'heures de travail, soit 500 emplois sur trois ans pour STX et ses partenaires. D'autres contrats menacés Cette nouvelle déconvenue s'ajoute à l'ajournement de la commande des quatre ferries de la SNCM , qui avait été passée par l'ancienne direction de la compagnie en proie à de graves difficultés. Les syndicats de la Société nationale avaient d'ailleurs demandé que le contrat soit honoré. Une autre commande est également menacée. Il s'agit de celle conclue en 2011 avec la Russie qui prévoit la livraison de quatre porte-hélicoptères de type Mistral, ou bâtiments de projection et de commandement, avec une option pour deux d'entre eux. La commande représente 1,2 milliard d'euros et un millier d'emplois pour les chantiers navals de Saint-Nazaire. Le premier porte-hélicoptères sera livré comme prévu cette année. En revanche, François Hollande a prévenu que la suite du contrat serait honorée en fonction de l'attitude qu'adoptera Moscou dans le conflit ukrainien.