2014 ne sera pas l'année du "Made in France" pour les acheteurs

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2014 ne sera pas l'année du "Made in France" pour les acheteurs
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Seuls 13% des services d'achat envisagent de privilégier ces produits...

Cheval de bataille d'Arnaud Montebourg depuis son arrivée au ministère du Redressement productif, le fameux "Made in France" semble s'essouffler, en tous cas du côté des services d'achats. Selon une étude menée par le cabinet AgileBuyer et HEC, seuls 13% d'entre eux envisagent de privilégier ces produits dans les mois qui viennent, soit une baisse de 6 points sur un an. "L'action médiatique des promoteurs du Made in France en 2013 laissait entrevoir que la fibre patriotique des acheteurs allaient se renforcer. C'est tout l'inverse qui s'est produit", écrivent les auteurs de cette étude, qui ajoutent au passage, en clin d'oeil à Arnaud Montebourg que "les acheteurs ne s'habillent décidément pas en marinière !". Pas trop cher Pourtant les qualités prêtées aux "Made in France" sont nombreuses, qu'il s'agisse de qualité, de normes, de flexibilité, ou de proximité. Même le co�"t des produits ne semble pas constituer un argument puisque "seule une très faible minorité des acheteurs considère l'achat tricolore comme trop cher", selon cette étude. Dans le détail, le secteur de l'Hôtellerie/Restauration, avec 44% de réponses positives, se positionne en tête des secteurs attirés par le "Made In France", "ce qui s'explique sans doute par la recherche de la qualité et de l'exclusivité des produits vendus", d'après AgileBuyer. L'ingénierie et la R&D suivent (31%), devant la construction (29%), les transports et la logistique (21%) et la distribution générale et spécialisée (21% également). Et pourtant... Difficile alors de comprendre ce qui freine les services d'achats, quand il s'agit de faire des choix français. Ainsi, "les 2/3 de la population Achats ne voient aucune contrainte à acheter  français : ni difficile, ni trop cher". Seuls 14% expliquent que "les services et produits qu'ils recherchent ne sont pas disponibles en France", et seuls 12% expliquent que "bien que ces services ou produits soient disponibles, leurs co�"ts sont beaucoup trop élevés"... La tâche promet donc d'être ardue pour Arnaud Montebourg, qui a remis le "Made in France" au coeur des ses actions pour l'année qui démarre. Il doit dévoiler mardi un calendrier des douze "redresseurs", c'est à dire douze salariés d'entreprises qu'il a suivis en 2013 et qui ont travaillé pour mettre en avant l'industrie française...