YouTube "interdit" les vidéos prônant la discrimination ou la ségrégation

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Seront notamment interdites toutes les vidéos glorifiant le nazisme.
Seront notamment interdites toutes les vidéos glorifiant le nazisme. © Pixabay
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La plateforme a annoncé mercredi qu'elle allait faire un pas de plus contre la publication de contenus haineux sur Internet.

Le site de partage de vidéos YouTube a annoncé mercredi l'intensification de sa lutte contre les contenus haineux en interdisant des vidéos prônant la discrimination ou la ségrégation, comme par exemple des sites glorifiant le nazisme.

Objectif : éliminer le nazisme et le négationnisme

"Nous interdisons spécifiquement les vidéos qui affirment la supériorité d'un groupe afin de justifier la discrimination, la ségrégation ou l'exclusion basées sur des critères comme l'âge, le genre, la race, la caste, la religion, l'orientation sexuelle (...)", souligne un article publié sur le blog de la filiale de Google. Ces nouvelles règles entrent en vigueur dès mercredi mais "il faudra du temps pour que nos systèmes se mettent à niveau et nous allons graduellement étendre la couverture dans les mois à venir".  

"Cela inclurait par exemple, des vidéos qui promeuvent ou glorifient l'idéologie nazie, qui est par nature discriminatoire", précise le blog, ajoutant que YouTube allait également retirer les contenus "niant l'existence d'événements violents dont la réalité est avérée, comme l'Holocauste ou encore la fusillade de l'école élémentaire Sandy Hook", ajoute le blog.

Certaines vidéos pourraient être transmises aux chercheurs

À l'instar des autres réseaux sociaux, YouTube se voit reprocher de ne pas faire assez pour supprimer rapidement des contenus prônant la haine, la violence ou colportant des théories du complot. "Nous reconnaissons toutefois que ces contenus peuvent avoir de la valeur pour des chercheurs ou des ONG qui veulent comprendre la haine pour mieux la combattre", explique YouTube, affirmant étudier diverses options pour que ces contenus soient mis à leur disposition. Le service souligne également que "le contexte est important, et donc certaines vidéos pourraient rester en ligne parce qu'elles discutent de sujets comme une législation en cours d'adoption, qu'elles condamnent ou dénoncent la haine ou encore fournissent une analyse de l'actualité".

YouTube a aussi annoncé que les restrictions imposées en janvier aux États-Unis aux contenus qui ne franchissent pas tout à fait la ligne rouge mais sont néanmoins problématiques seront étendues à d'autres pays au cours de l'année 2019. Ces freins ont fait chuter de 50% le nombre de vues de ce type de contenu, affirme le blog.

Modification des recommandations

Parallèlement, YouTube va encourager le visionnage de contenus vérifiés et sérieux dans ses recommandations - en les remontant dans la colonne à droite de l'écran - aux personnes ayant visionné des contenus jugés problématiques.