Facebook est très largement pointé du doigt par une enquête de Rue89 pour la facilité avec laquelle il est possible de trouver des contenus faisant l'apologie du terrorisme. En cause notamment, son algorithme proposant des contenus similaires à ceux aimés par les internautes et incapable de détecter les contenus faisant l'apologie du terrorisme.
La politique du signalement. Comme Twitter ou Google, Facebook se base sur les signalements de ses internautes pour supprimer le contenu ne respectant pas ses standards d'utilisation. Comme nous l'expliquait Facebook France vendredi aucune équipe ne travaille en amont des signalements. Le réseau social jugeant notamment qu'une politique pro-active ne serait pas efficace au vu du nombre de messages postés chaque jour par ses utilisateurs.
L'algorithme en question. Peut-être alors faudrait-il modifier l'algorithme ? La modification est pourtant loin d'être évidente. En effet, la même image postée avec un message faisant l’apologie du terrorisme ou le dénonçant ne subira pas le même traitement. Si le premier sera supprimé, le second, au titre du contre-discours sera conservé. Une distinction que seul un humain peut faire...
Pour Guillaume Champeau, rédacteur en chef de Numerama et juriste spécialiste des droits de l'homme le problème n'est pas tant sa savoir si Facebook veut modifier son algorithme mais s'il le peut... Pour le modifier il faudrait en effet qu'ils arrivent à détecter les personnes qui sont des djihadistes actifs et dans ce cas-là il ne serait plus question de ne pas les mettre avant, mais de supprimer leurs comptes immédiatement explique-t-il.