Les Google glass pourraient bien faire pschitt

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avec agences , modifié à
La grosse innovation de Google semble prendre la poussière dans les tiroirs. Europe 1 vous explique les signes qui annoncent un loupé.

Elles devaient être la grosse innovation de ces dernières années. En 2012, le géant américain annonçaient le lancement de ses Google glass, des lunettes connectées censées révolutionner notre quotidien. L’euphorie totale de l’époque semble bien retombée aujourd’hui. Plusieurs signes avant-coureurs laissent penser que les lunettes connectées de Google pourraient bien être un flop.

Toujours pas de date de lancement pour le grand public. Si vous cherchez à acheter des Google glass, bien mal vous en prend. Le produit n’a été mis en vente que pour un public restreint, et pour la modique somme de 1.500 dollars (environ 1.200 euros). Les lunettes connectées auraient dû être mises sur le marché en 2014, mais désormais l’année 2015 semble plus probable. Google semble même avoir renoncé à annoncer une date de commercialisation. Sur Slate, Anna Richardson White a expliqué qu’elles seraient disponibles "quand elles seront prêtes".

Des Google glass à moitié prix. Certains des rares personnes qui ont pu se procurer les Google glass à 1.200 euros les revendent désormais à moitié prix sur eBay, faute d’acheteurs intéressés et à un marché encore incertain.

Des développeurs qui jettent l’éponge. Reuters a contacté seize développeurs d’applications destinées aux lunettes numériques. Neuf d’entre eux ont affirmé avoir jeté l’éponge, principalement en raison du faible nombre d’utilisateurs ou des limitations de l’appareil. Trois autres ont changé leur projet pour se concentrer sur les entreprises, laissant de côté le grand public. Twitter a également lâché ses projet de développement pour les Google glass. "S’il y avait eu 200 millions de Google Glass vendues, ce serait un point de vue différent", s’explique Tom Frencel, directeur général de Little Guy Games qui a suspendu ses projets. "Il n’y a pas de marché pour l’instant", tranche-t-il.

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Des employés qui quittent le navire. Plusieurs employés clés de Google travaillant sur les lunettes ont quitté le groupe au cours des six derniers mois, dont Babak Parviz, chef développeur, Adian Wong, ingénieur électrique et Ossama Alami, directeur des relations avec les développeurs. Mais Google assure continuer le travail avec des centaines d’ingénieurs et de cadres, dont Ivy Ross, un ancien cadre-dirigeant de Calvin Klein.

Mais les Google glass ne sont pas mortes. Certes, leur sortie grand public est retardée, mais elles pourraient bien trouver leur créneau dans des niches de loisirs ou professionnelles. Des chirurgiens s’en servent pour consulter des informations sur le patient. Et puis Slate envisage également un autre scénario, celui de la surprise : "Peut-être que Google va tous nous surprendre et va les lancer l’an prochain, ou l’année d’après". Le carton n’est peut-être tout simplement pas là où on l’attend. Ni maintenant.