Tour de France : "Je me suis fait voler mon Maillot jaune", regrette Philippe Gilbert

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TOUR DE FRANCE - Le Maillot jaune fête son centenaire. À cette occasion, chaque jour de la semaine, Europe 1 fait témoigner un ancien porteur de la célébrissime tunique. Ce matin, Axel May a rencontré Philippe Gilbert, champion du monde sur route 2012 et porteur du Maillot jaune en 2011.
INTERVIEW

C’est le plus grand coureur belge du début du 21ème siècle. Multiple vainqueur de classiques (Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège...), numéro 1 mondial en 2011, Philippe Gilbert a aussi marqué le Tour de France de son empreinte, notamment lors de la 1ère étape du Tour 2011, lorsqu’il s’est imposé au Mont des Alouettes. Cette victoire lui a permis de faire la triplé : Maillot jaune, vert et à pois.

"C’était une 1ère étape qui me convenait, j’avais de la chance que cela ne soit pas un prologue. J’ai eu vraiment beaucoup d’ambition dès que le parcours a été officialisé. J’avais directement repéré cette opportunité, et du coup, c’était un gros objectif de remporter cette étape parce que je savais qu’au bout, il y avait le Maillot jaune et surtout une belle victoire d’étape sur le Tour de France. J’ai pu gagner avec les couleurs de champion de Belgique en plus, donc ce fut un grand moment pour moi. Le lendemain, c’était un contre-la-montre par équipes donc ça a duré une vingtaine de minutes et je l’ai perdu. Donc je n’ai pas pu en profiter comme je l’aurais voulu." 

"Les souvenirs, ils sont dans la tête"

Cette fameuse combinaison jaune du contre-la-montre, Philippe Gilbert ne l’a pas conservée très longtemps, que ce soit sur le Tour mais également à son domicile... "J’avais gardé la combinaison. Mais lors de travaux, quelqu’un me l’a prise... Je regrette un peu de l’avoir laisser traîner. Ce n’est pas grave, les souvenirs, ils sont dans ma tête."

"Le Maillot jaune reste un maillot très symbolique", considère Philippe Gilbert. "Après, c’est surtout une reconnaissance du public en général. Pendant le mois de juillet, il y a beaucoup de monde au bord des routes et pas nécessairement des fans des vélos, mais des gens qui sont là pour voir le spectacle. Ils ne connaissent pas les coureurs mais ils connaissent le Maillot jaune. C’est assez marrant car on est reconnu par la majorité des gens. Ils ne nous connaissent pas, ils ne savent pas qui on est. Ils voient un bonhomme avec le Maillot jaune et du coup, ils savent qui ils doivent regarder..."

Europe 1
Par Thomas Gentil