Tour de France : Christian Prudhomme demande un "accueil bienveillant" pour Froome

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Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France invité mardi sur Europe 1, a appelé le public du Tour à réserver un accueil bienveillant à Chris Froome, blanchi lundi par l'Union cycliste internationale.

INTERVIEW

Au lendemain de la décision de l'Union cycliste internationale (UCI), qui a choisi de blanchir Chris Froome, le quadruple vainqueur du Tour de France, contrôlé à un taux excessif de salbutamol, un médicament utilisé pour soigner l'asthme, Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France a lancé sur Europe 1 un appel à la bienveillance envers le coureur. Il a enjoint le public du Tour à lui réserver "un accueil bienveillant" durant la Grande Boucle, "celui que l'on réserve à tous les coureurs du Tour de France", demande-t-il au micro de Patrick Cohen, tout en faisant preuve d'un certain réalisme.

Le public du Tour de France, "c'est 10 à 12 millions de personnes, un public familial, très sympa. Mais, il se peut que parmi ces millions de spectateurs, certains aient d'autres réactions", ajoute-t-il. 

"Ne pas être plus royaliste que le roi". "Les experts de l'Alliance mondiale antidopage (AMA) et l'UCI ont dit après des mois d'enquête qu'ils n'avaient rien à lui reprocher", rappelle-t-il. "Si les plus hautes autorités du sport cycliste ont considéré qu'il n'y a pas faute, c'est qu'il n'y a pas faute. Il ne faut pas être plus royaliste que le roi", insiste-t-il.

Une réponse tardive. En revanche, Christian Prudhomme a dit regretté que la décision des autorités sportives n'intervienne que quelques jours avant le départ du Tour de France, samedi, de Noirmoutier. "Très honnêtement, à la mi décembre, je me disais ce n'était pas possible que ça arrive à quelques jours du Tour. Si la réponse était arrivée trois semaines avant, cela aurait été différent. Là, c'est la longueur de cette décision qui fait que le doute a exacerbé certaines passions", soutient le directeur du Tour. "Ce qui me peine, c'est que tous les efforts faits depuis dix ans, dans un sport qui a réellement changé, sont réduits à néants car il y a ces suspicions depuis des mois".

Selon lui, en cas de doute, il faudrait mettre en place "une suspension provisoire. Il faut que les textes soient changés sans préjuger de la culpabilité du sportif mais pour que l'on sorte de cette nasse du doute et de la suspicion."