Tour de France : "Alaphilippe est un casse-tête pour toutes les équipes", avoue Dave Brailsford, manager d'Ineos

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L'équipe Ineos de Geraint Thomas (à droite) ne s'attendait pas forcément à voir Julian Alaphilippe jouer la gagne sur ce Tour.
L'équipe Ineos de Geraint Thomas (à droite) ne s'attendait pas forcément à voir Julian Alaphilippe jouer la gagne sur ce Tour. © Marco Bertorello / AFP
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Le manager de l'équipe Ineos de Geraint Thomas et Egan Bernal, rivaux de Julian Alaphilippe, estime que le coureur de la Deceuninck-Quick Step a profondément changé la donne sur ce Tour.

Julian Alaphilippe, Maillot jaune à l'entame de la dernière semaine de course, impressionne tout le monde sur ce Tour de France. À commencer par l'équipe Ineos, annoncée comme grandissime favorite de cette Grande Boucle au départ de Bruxelles, le 6 juillet dernier, avec dans ses rangs le vainqueur sortant, Geraint Thomas, et le jeune Colombien Egan Bernal. Leur manager, Dave Brailsford, a même estimé lundi en conférence de presse que le coureur français avait modifié le déroulement même de l'épreuve.

"Alaphilippe a gagné du temps avec style, il a changé la manière dont les équipes courent. C'est lui, le changement principal de ce Tour de France. (…) Il a créé un effet domino", a-t-il déclaré pour expliquer la situation inhabituelle de ce Tour, où aucune formation ne contrôle la course, contrairement aux dernières années d'hégémonie de l'ex-équipe Sky. Selon le manager britannique, "c'est un casse-tête pour toutes les équipes. Elles doivent essayer de se débarrasser de lui tout en s'occupant des favoris du classement général. Cette problématique rend la course complètement différente."

" S'il venait à gagner ce Tour, ce serait l'un des plus grands coureurs de tous les temps "

Alaphilippe, qui a pour la première fois concédé du temps de manière significative sur ces adversaires, dimanche, au sommet de Foix Prat d'Albis, et notamment sur Geraint Thomas (27 secondes), est-il toujours considéré comme une menace pour les Ineos, alors que les trois jours dans les Alpes, avec leurs six cols au-delà de 2.000 m, s'annoncent dantesques ? "Qui aurait prédit (qu'il sortirait en jaune des Pyrénées) ?", a répondu Brailsford, entouré par ses deux leaders. "S'il venait à gagner ce Tour, ce serait l'un des plus grands coureurs de tous les temps." Un petit coup de pression, ça ne coûte rien.

Pour autant, Brailsford considère que "la régularité va finir par payer". "On va réagir à cette situation minute après minute, il faudra être opportuniste avec cela", a-t-il souligné. Son leader, Geraint Thomas, qui pointe à 1'35" d'Alaphilippe au général, reste confiant lui aussi. "J'ai eu une journée difficile sur le Tourmaletmais hier (dimanche) j'ai très bien terminé", a estimé le Gallois, en confiance après "une bonne préparation en altitude à Tenerife". "Je suis très impatient d'arriver aux Alpes." Nous aussi.