Serge Blanco critique la présidence Laporte : "Notre avenir est mis en péril"

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Serge Blanco, invité de l’émission "Face aux auditeurs" sur Europe 1, a critiqué le bilan de Bernard Laporte à la tête de la Fédération française. Il estime que l’avenir du rugby français "est mis en péril".
FACE AUX AUDITEURS

Serge Blanco, opposant de longue date à Bernard Laporte, a profité de son passage à l’émission "Face aux auditeurs", diffusée samedi 16 novembre à 20h sur Europe 1 pour glisser quelques tampons au président de la Fédération française de rugby (FFR) et expliquer pourquoi il soutenait Florian Grill, le président de la Ligue Île-de-France qui se présentera face à Bernard Laporte lors des prochaines élections à la FFR, en 2020.

"On a une vision pour reconquérir et ramener du monde à jouer au rugby"

 

"Je m’engage à pousser derrière Florian Grill parce que nous avons des divergences (avec Bernard Laporte), je vais vous en citer deux. D’abord, on a aujourd’hui 24% de licenciés en moins dans les écoles de rugby. Notre avenir immédiat est mis en péril. Après il y a un autre point, c’est que la masse salariale (de la FFR) a augmenté de 65%", a soutenu Serge Blanco. 

"A travers ces deux symboles très importants, on a une vision pour reconquérir et ramener du monde à jouer au rugby. Il faut récupérer toutes ces personnes-là et les ramener dans notre monde. Ce n’est pas un acte contre Laporte ou contre Serge Simon, on est pour un certain nombre de choses qu’on pense qu’ils ne font pas, ou qu’ils ne font pas bien", s’est justifié l’ancien vice-président de la FFR (2012-2016).

"Ce n’est pas un acte contre Laporte ou contre Serge Simon"

Serge Blanco a également longuement évoqué le cas de Serge Simon, l’actuel vice-président de la FFR, de plus en plus critiqué dans le monde du rugby pour son interventionnisme. "Serge Simon est un poids certain au niveau de la Fédération. Bernard Laporte sans Serge Simon ne serait pas Bernard Laporte. C’est lui qui a tout mis en œuvre, c’est lui qui a tout mis en place pour la campagne électorale, c’est lui qui a permis d’avoir une certaine stratégie et qui détient certains rouages de la Fédération", a tempéré l’ancien président du Biarritz Olympique.

"Après nul n’est parfait, Serge Simon est celui qui est le plus ciblé en ce moment. Mais c’est vrai qu’il a eu certaines attitudes, comme lors du licenciement de Guy Novès, en s’appuyant sur une étude fantôme, qu’on n’a jamais vue", a critiqué Serge Blanco. Le rôle de Serge Simon dans l’éviction de Guy Novès, l’ancien sélectionneur du XV de France, avait beaucoup fait parler. Le vice-président de la FFR avait justifié le licenciement de Novès en se basant sur un audit, dont les conclusions n’ont jamais été publiées. Les prud’hommes avaient finalement condamné la FFR à payer un million d’euros de dédommagement à l’ancien sélectionneur, jugeant son licenciement sans fondement.