Rugby : ce qui sépare la France des grandes nations

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© AFP
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Malgré sa qualification pour les quarts de finale, le XV de France parait loin du niveau des plus grandes nations du rugby mondial. Notre consultant Éric Blanc et François Trillo, journaliste pour le groupe TF1 analysent ce qui nous sépare débattent au micro de Lionel Rosso dans Europe 1 Sport. 

Incapable de remporter le tournoi des VI nations depuis 2010 et sèchement battu par la Nouvelle-Zélande (62-13) en quart de finale de la dernière Coupe du monde, le XV de France connaît une période creuse depuis 2011 et cette cruelle défaite (8-7) en finale du mondial contre les All Blacks à l'Eden Park d'Auckland. Aujourd'hui le constat est sans appel, un gouffre sépare le XV de France de ses principaux rivaux, notamment ceux de l'hémisphère sud. Au micro de Lionel Rosso dans Europe 1 Sport, notre consultant Eric Blanc et François Trillo, consultant pour le groupe TF1, tentent d'apporter des réponses sur cette situation. 

Un calendrier trop chargé

C'est un problème avant tout "structurel", juge d'emblée François Trillo en citant pour exemple le cas de Wesley Fofana qu'il qualifie de "perle" au début de sa carrière. Le joueur de Clermont et de l'équipe de France a connu de nombreuses blessures dues notamment, selon François Trillo, au fait de "jouer sur trois tableaux avec l'équipe de France, le Top 14 et la Coupe d'Europe". 

Le champion de France 1991 avec Bègles poursuit son argumentaire en fustigeant le "calendrier et la "cadence", qui empêchent de "permettre aux talents de s’exprimer". Illustration de ce calendrier chargé, la saison de Top 14 comporte vingt-six matches de phase régulière, sans compter la phase finale. Le "Super Rugby", championnat le plus compétitif regroupant des franchises néo-zélandaises, australiennes et sud-africaines comporte seize matches, plus trois matches de phases finale (quart, demies et finale), soit une dizaine de moins.

Les jeunes qui arrivent, un rayon de soleil dans le marasme actuel

Rassurons-nous, il y a des motifs d'espoir ! Consultant pour Europe 1, Eric Blanc rappelle l'excellent niveau de la jeunesse en train d'éclore. Double championne du monde, l'équipe de France U20 amène en effet un rayon de soleil dans le marasme rugbystique actuel. "Je pense que cette équipe de France pour 2023 avec ces doubles champions du monde [...], il y a une meilleure organisation et je sens émerger une nouvelle génération."  

"Nous avons déjà basculés sur 2023", estime Éric Blanc en regardant les nombreux "jeunes joueurs emmenés à la Coupe du monde" au Japon. Avant d'organiser l'édition 2023, la Fédération française avait pour objectif en 2019 d'accéder en quarts. Mission accomplie, donc. Au moins sur le papier.

 

Europe 1
Par François Dujarrier