Dimanche à 13h02 sera donné le départ de la plus célèbre des courses transatlantiques en solitaire, entre Saint-Malo et la Guadeloupe. Sébastien Simon va participer à sa première Route du Rhum à bord du bateau le plus récent de la flotte. Son voilier de type Imoca a été mis à l'eau il y a tout juste deux mois. Reportage à bord.
Contrairement à la plupart des concurrents, Sébastien Simon a fait le choix d'un cockpit intégralement fermé et étanche pour la Route du Rhum. Une trappe permet d'y accéder. À l'intérieur, cela sent encore le neuf. Ce qui frappe, c'est la ressemblance avec un poste de pilotage d'avion.
Le skipper des Sables-d'Olonne, troisième du dernier Vendée Globe, a profité de son partenariat avec une compagnie aérienne pour "aller voir les pilotes, discuter avec eux, monter dans le cockpit des avions, des Airbus A350, ce qui est assez unique". "On s'est inspiré de l'aéronautique, notamment dans la façon de piloter avec un joystick", détaille-t-il.
Un joystick pour barrer et un fauteuil d'avion
Un joystick pour barrer le bateau comme un avion ? Après tout, les voiliers de dernière génération, grâce à leurs foils, ces appendices latéraux en carbone, sont capables de s'élever au-dessus des flots, comme s'ils volaient. Cela se traduit aussi par des vitesses de plus en plus élevées, qui peuvent dépasser les 70 km/h, avec parfois des chocs très violents contre les vagues.
"J'ai eu un malheureux accident en 2023. J'ai eu une commotion cérébrale, je me suis cousu le front avec des agrafes et j'ai une vertèbre fracturée. Un accident relativement grave qu'on ne voyait pas dans la course au large auparavant", constate Sébastien Simon.
Sur son nouvel Imoca, il a donc conçu un cockpit pour limiter au maximum ses déplacements. Depuis son siège, semblable à un fauteuil d'Airbus, il peut quasiment tout commander. Et même dormir.