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Route du Rhum : carnets de bord d’un favori, Tom Laperche, épisode 5

Tom Laperche, les sens toujours en alerte, même en dormant. [SVRLAZARTIGUE]

La 13e édition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe s’est élancée dimanche de Saint-Malo. A bord de SVR-Lazartigue, un maxi-trimaran volant de la classe Ultim, Tom Laperche, 29 ans, a passé la mi-course, solidement en tête. Episode 5 : comment gérer le sommeil ?

Quand on lui demande comment gérer le sommeil sur une course aussi rapide que la transat en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, la réponse de Tom Laperche fuse : "C'est un sprint. On arrive super fatigués au bout d'une semaine, on ne dort pas beaucoup et, en même temps, on dort quand même un peu parce que, sur une semaine, c'est impossible de ne pas dormir. Il faut réussir à accumuler des siestes, garder un minimum de lucidité pour être capable de gérer le moindre petit problème. Il faut rester clairvoyant en permanence. C’est quand même un beau défi de se gérer soi-même sur ces bateaux-là, à haute vitesse, avec tout le stress que ça comporte. Finalement, aller lentement, ce serait facile."

En solitaire, les marins sont vite à fleur de peau, le manque de sommeil n’aidant pas. Mercredi, en apprenant la nouvelle du chavirage de son concurrent le plus proche, Armel Le Cléac’h, Tom Laperche ne dissimulait pas son émotion : "Je pense fort à lui et à toute son équipe. J’ai eu du mal à repartir. Ça ne m’était jamais arrivé de vivre ça avec quelqu’un juste derrière moi, dans les mêmes conditions de mer." Le chavirage est survenu dans une zone de vent instable. Le skipper de Banque Populaire XI a, depuis, été récupéré en bonne santé par un cargo, indique son équipe.  Une "douche froide" pour le leader de la course, qui met un peu le frein à main : "Je suis plutôt à 90% qu’à 150%."  Une première estimation le fait arriver en Guadeloupe samedi matin.