Les "Enhanced Games", ou "Jeux améliorés" en français, débutent ce jeudi à Las Vegas et vont se conclure autour d'une grande soirée ce dimanche 24 mai. Des athlètes ayant suivi un protocole de dopage, encadré par une équipe médicale selon les organisateurs, vont concourir en natation, en athlétisme et en haltérophilie, dans le cadre d'une compétition loin de faire l'unanimité.
Des Jeux olympiques "améliorés" : voici le leitmotiv des "Enhanced Games", une compétition où le dopage est autorisé, et même encouragé. La première édition de cet événement controversé se tient en cette fin de semaine, du 21 au 24 mai, aux États-Unis à Las Vegas, et se conclura lors d'une grande soirée.
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Enhanced Games 2026 streams LIVE this Sunday at 9 PM ET / 6 PM PT, on Roku, YouTube, Rumble, Twitch and Kick
Tune in live to the Enhanced Games Opening Events at 6:30 PM ET / 3:30 PM PT on YouTube, Rumble, Twitch and Kick pic.twitter.com/Qvec3it0IB— Enhanced Games (@enhanced_games) May 19, 2026
Natation, athlétisme et haltérophilie
Au programme : natation, athlétisme et haltérophilie. À la différence des JO traditionnels, les 42 participants auront suivi un programme de dopage encadré par une équipe médicale, selon les organisateurs.
Parmi eux figurent quelques stars, comme le sprinteur américain Fred Kerley, champion du monde du 100 m en 2022 et 3e aux Jeux de Paris 2024, ou encore le Britannique Benjamin Proud, vice-champion olympique du 50 m nage libre à Paris.
Un Français, Mouhamadou Fall, champion de France de 100 et 200 m, fait également partie de l'aventure. Tous ont en tout cas été bannis de leur fédération, et ne peuvent plus, à l'heure actuelle, s'aligner sur de prochains JO.
Une dotation considérable
Alors, pourquoi se lancer dans cette compétition loin de faire l'unanimité ? D'abord, pour les récompenses financières. Dans ces sports ultra-sélectifs, seule la première place compte réellement, et les dotations globales restent moins élevées que d'autres sports de premier plan. En athlétisme par exemple, la fédération internationale attribue 50.000 dollars à un médaillé d'or.
Les gains seront considérablement rehaussés, rapporte RMC Sport : 250.000 dollars pour le vainqueur, le double en cas de record du monde, et 1 million de dollars si le record d'Usain Bolt sur 100 m (9 sec 58) est battu. Aussi, le sprinteur français confiait au Monde avoir perçu "une somme importante à la signature et un bon montant mensuel".
De plus, au-delà de l'expérience scientifique promue par les organisateurs, et la volonté de mettre les participants sur un pied plus "égalitaire", cette compétition est également une façade pour de nombreux investisseurs, intéressés par la recherche autour du dopage.