Orléans : le président du club de foot et son ancien coprésident en garde à vue

, modifié à
  • A
  • A
Philippe Boutron est en garde à vue depuis jeudi.
Philippe Boutron est en garde à vue depuis jeudi. © JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP
Partagez sur :
Le président et l'ancien coprésident du club de football d'Orléans ont été placés en garde à vue, jeudi, dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'abus de biens sociaux.

L'actuel président du club de football d'Orléans (Ligue 2) Philippe Boutron et son ancien coprésident Claude Fousse, ainsi que le fils de ce dernier, ont été placés en garde à vue jeudi, a appris l'AFP vendredi de source judiciaire. "Dans le cadre d'une enquête préliminaire, Claude Fousse, Jérôme Fousse et Philippe Boutron ont été placés en garde à vue hier (jeudi), à des heures différentes", a indiqué le procureur de la République d'Orléans, Nicolas Bessone, confirmant des informations de France Bleu et du quotidien régional La République du Centre.

"Abus de biens sociaux et fausses factures". L'enquête préliminaire porte sur des soupçons d'"abus de biens sociaux et fausses factures concernant les relations avec le club des différentes sociétés" des dirigeants et ancien dirigeant du club, a précisé le magistrat. "C'est en lien avec la rénovation du stade", a précisé le procureur de la République. Il n'a pas souhaité donner plus de précision avant un point-presse "sans doute dans la soirée".

Précédents. Claude Fousse, président du club dans les années 1980-90, était revenu à la tête de l'Union Sportive Orléans Foot (USO) en tandem avec Philippe Boutron en 2009, avant de lui laisser seul les rênes fin 2017. Le 1er mars 2017, la Commission de contrôle des clubs professionnels de la direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG) avait retiré quatre points au classement au club orléanais "pour non-respect de ses obligations en matière de présentation des comptes et communication d'informations inexactes à la DNCG à l'occasion du contrôle de la situation financière". La Commission avait par ailleurs infligé à Philippe Boutron une suspension de trois mois de toutes fonctions officielles.