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Ligue des champions : Arsenal-Atlético de Madrid, l'art de défendre

Marcos Llorente (au centre), au duel avec Viktor Gyökeres (à droite) lors de la demi-finale aller, mercredi dernier.
Marcos Llorente (au centre), au duel avec Viktor Gyökeres (à droite) lors de la demi-finale aller, mercredi dernier. [Guillermo Martinez / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Alors que le match entre le PSG et le Bayern a été marqué par un nombre de buts importants, mardi dernier en Ligue des champions, la rencontre entre l'Atlético et Arsenal, mercredi dernier, a elle été marquée par un match plus calme, conclue sur un nul (1-1). Tout reste donc à faire pour le match retour.

Le spectaculaire 5-4 de PSG-Bayern a illuminé les demi-finales aller de Ligue des champions, et éclipsé l'affiche entre Arsenal et l'Atlético de Madrid (1-1), qui offre un "autre" football où l'art de défendre sera encore central, mardi, au retour.

Il y a le même enjeu, gigantesque, d'une finale européenne à aller décrocher. Pourtant, l'air est bien plus chargé en électricité à Munich qu'à Londres, avant les retrouvailles.

"Ça va être hyper quadrillé, hyper défensif"

"Il ne faut pas s'attendre à ce qui s'est passé entre Paris et le Bayern. Mais pas du tout", anticipe Robert Pirès, acteur de la seule finale de Ligue des champions disputée par Arsenal, en 2006. "Ça va être hyper quadrillé des deux côtés, hyper défensif. Ça peut être dur physiquement et nerveusement, tu peux y laisser des plumes aussi", dit-il à l'AFP.

Ces demi-finales offrent "les deux facettes du football", souligne l'ancien ailier des Gunners. "Les deux me vont bien. Je me suis régalé à voir PSG-Bayern. Atlético-Arsenal, c'est une autre façon de jouer au football. Il y en a qui n'aiment pas, aucun problème. Mais en tant que joueur, c'est un art de bien défendre. Et les deux équipes le font bien".

À l'aller, l'affiche cadenassée s'est jouée sur des pénaltys : ceux inscrits par Viktor Gyökeres et Julian Alvarez, et celui sifflé en faveur de l'Anglais Eberechi Eze, finalement annulé après recours à la VAR, pour la plus grande fureur de Mikel Arteta.

"Ça me fait rire"

L'entraîneur d'Arsenal a amené son équipe dans le dernier carré de la grande Coupe d'Europe pour la deuxième année d'affilée, une performance inédite dans l'histoire du club. Et il est bien placé pour remporter le titre en Premier League, 22 ans après le dernier en 2004.

Toutefois, son équipe propose un jeu bien moins enthousiasmant que les années précédentes, plus restrictif, parfois lent, "boring" (ennuyeux) comme le décrivent certains observateurs.

"Mikel Arteta en est conscient. Mais ce qu'on lui demande, c'est de gagner", balaye Robert Pirès. "Les gens vont dire : Ils ne savent que défendre, que marquer sur coup de pied arrêté. Pas de problème, mais pourquoi les autres ne le font pas ? Puisque c'est une arme, le corner ou le coup franc. Les gens parlent, critiquent. Moi, ça me fait rire".

Arsenal l'a déjà fait à domicile

Contre Fulham (3-0), samedi, le club au canon a cependant retrouvé de l'explosivité dans la lignée de Bukayo Saka, remuant et déterminant avant de sortir à la mi-temps.

Le temps d'un match, Arsenal peut tout emporter sur sa route et l'Atlético est bien placé pour le savoir : les Espagnols ont pris la foudre (4-0) en octobre à l'Emirates durant la phase de ligue.

Griezmann contre Saliba

La plus grande force des Anglais reste toutefois leur base défensive, notamment le triangle d'or formé par le gardien David Raya et ses défenseurs centraux, Gabriel et William Saliba.

En Ligue des champions cette saison, les Londoniens n'ont encaissé que six buts en 13 rencontres, en comptant les deux contre les Kazakhs du Kaïrat Almaty (3-2) un jour où les titulaires étaient au repos.

Les titulaires de l'Atlético en forme pour le retour

C'est l'option prise samedi par Diego Simeone, l'entraîneur de l'Atlético, qui est allé s'imposer à Valence (2-0) avec une équipe complètement remaniée en vue du choc à Londres.

Antoine Griezmann, entré en seconde période, a eu le temps de s'offrir une passe décisive et encore un peu plus de confiance, avant d'aborder ce qui pourrait être son dernier sommet européen avec les Colchoneros.

Le club madrilène vise une quatrième finale de Ligue des champions (après 1974, 2014 et 2016), une troisième avec Simeone sur le banc et une deuxième avec "Grizou" sur la pelouse.