CAN 2019 : "C'est très beau pour le peuple, et c'est très beau pour l'Algérie !"

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
La victoire de l'Algérie en finale de la Coupe d'Afrique des nations face au Sénégal a été célébrée une grande partie de nuit par les supporters. Une victoire qui a une résonance particulière dans une Algérie post-Bouteflika. 
REPORTAGE

Peu de tensions, mais une explosion de cris de joie. Alors que les forces de l'ordre avaient mis sur pied un dispositif en prévention d'éventuels pillages de magasins, la victoire de l'Algérie contre le Sénégal 1-0 en finale de la Coupe d'Afrique des nations a uniquement été fêtée par un concert de klaxons, qui a duré toute la nuit sur les Champs-Elysées. 

"C'était un match très compliqué, mais on l'a fait !", se félicite un supporter. "La tactique de jeu de l’entraîneur, c'était de marquer en premier et Baghdad Bounedjah l'a fait au bout de deux minutes ! C'est très beau pour le peuple, et c'est très beau pour l'Algérie !", crie-t-il au micro d'Europe 1 alors que les gens présents autour de lui chantent "One-two-three...Viva l'Algérie !".

"On est heureux ce soir"

Si les drapeaux algériens étaient partout sur la plus belle avenue du monde pour célébrer la deuxième CAN des Fennecs, ce triomphe est aussi celui de la France à en croire un autre supporter. "Cette victoire est simplement un plaisir parce qu'on est Français, mais aussi Algérien", insiste-t-il, fier d'être sur les Champs-Elysées pour célébrer cette victoire, un an après le sacre des Bleus en Coupe du monde. "La France a gagné la Coupe du monde l'année dernière, là c'est l'Algérie. Donc, une partie des Français a gagné la CAN !", lance-t-il.

Mais cette victoire a également une résonance particulière, pour une Algérie post-Bouteflika. "On vient de se débarrasser d'un système politique en place depuis plus de 20 ans, et maintenant le football vient nous rajouter un peu d'oxygène", explique un autre supporter. "On est heureux ce soir". 

Europe 1
Par Hélène Terzian, édité par Ugo Pascolo