Légalisation du MMA : Maracineanu choisit la Fédération française de boxe pour organiser la discipline

, modifié à
  • A
  • A
Jusqu'en 2020, la pratique du MMA restait interdite en France
Jusqu'en 2020, la pratique du MMA restait interdite en France © Joe Scarnici / AFP
Partagez sur :
La ministre des Sports, Roxane Maracineanu, a annoncé déléguer l'organisation de la pratique des arts martiaux mixtes (MMA), à la Fédération française de boxe. 

Après un appel à candidatures lancé aux fédérations, Roxana Maracineanu, ministre des Sports, a choisi de déléguer l'organisation de la pratique des arts martiaux mixtes (MMA) à la fédération française de boxe pour légaliser cette discipline en France. Le ministère l'a affirmé mardi dans un communiqué officiel. 

Comme le veut le code du sport, la ministre a demandé l'avis du comité olympique français (CNOSF), mais celui-ci n'est pas contraignant, a précisé le ministère. La France était l'un des derniers pays à interdire cette discipline à l'image sulfureuse, qui permet coups de pied, poing, genou et coude, ainsi que coups au sol, étranglements et clés à l'intérieur d'une enceinte fermée. Mais sa pratique existe de fait dans de nombreux clubs en France et le MMA, rendu populaire par les combats de l'Ultimate Fighting Championship (UFC), compterait entre 30.000 et 50.000 pratiquants dans l'hexagone.

La fédération de boxe accueillera le MMA pendant un an

Après l'avis du CNOSF, "la ministre des Sports annoncera la fédération délégataire choisie pour accueillir le MMA pour une durée d'un an" puis une "nouvelle campagne de délégation débutera fin 2020 après les Jeux (olympiques) de Tokyo pour la période 2021-2024", indique le ministère. La délégation représente un pactole d'adhérents pour la fédération choisie.

En juin 2019, le ministère avait lancé un appel à manifestation d'intérêt et six fédérations avaient été acceptées dans la course: outre la boxe, figuraient le karaté, le kickboxing-muay-thaï, la lutte, la savate-boxe française et la fédération sportive et gymnique du travail (FSGT). Pour plusieurs observateurs, la fédération française de lutte apparaissait favorite, mais elle avait pour handicap de connaître des difficultés financières.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP