Le Français Johann Zarco en cinq anecdotes

Johann Zarco, 1280x640
© ALBERTO PIZZOLI / AFP
  • Copié
VDM avec agences
MAIS QUI ES-TU ? - Johann Zarco a décroché le titre de champion du monde en Moto2, jeudi. 

A seulement 25 ans, le Français Johann Zarco est devenu vendredi le septième Français champion du monde de vitesse motocycliste. Sans même avoir couru le Grand Prix du Japon, il a profité du forfait de l'Espagnol Esteve Rabat pour décrocher son premier sacre mondial. Europe 1 vous présente ce jeune prodige en cinq anecdotes.

Il aurait pu être sacré en 2011.Johann Zarco a bien failli décrocher une première couronne mondiale sur le circuit de Valence, en 2011. A l’époque, le Cannois était le dernier pilote à pouvoir encore menacer l’Espagnol Nicolas Terol. Mais une chute lors de cette dernière manche l’a privé d’une bagarre finale pour le titre.

Zarco n’est pas (encore) prêt pour la MotoGP. "C'est un pilote qui a besoin de temps, peut-être plus que les autres", avance son chef mécanicien Massimo Branchini alors que le Français a annoncé, peu avant son sacre, qu'il s'alignerait en Moto2 l'an prochain. Et pour cause, il a refusé, pour la deuxième fois de sa carrière, une proposition pour "monter" en MotoGP. Car "il faudrait qu'il puisse disposer d'une moto qui lui permette de se battre parmi les six premiers l'an prochain, afin d'avoir la possibilité de se voir confier une machine officielle en 2017 et ce n'est pas le cas", a expliqué début septembre son manager Laurent Fellon.

2015, une année parfaite pour Zarco. Victorieux dans toute sa carrière de sept Grand Prix - dont six cette année - Johann Zarco a mené le Championnat dès son premier succès en Argentine, le 19 avril lors de la 3e course de la saison. Il n'a manqué que deux podiums en 14 courses : au Qatar en ouverture de saison où il menait avant de rétrograder à la huitième place sur problème mécanique, et en Aragon le 27 septembre (6e).

Zarco, sûr de lui et… roi du salto. Considéré comme un pilote émotif, Zarco a semblé très décontracté cette saison, paraissant même assez sûr de son coup. "J'ai tout en main: la moto, l'équipe (Ajo Motorsport, l'écurie finlandaise de 2011, ndlr), une meilleure expérience. A moi de gérer", expliquait-il en avril après sa victoire en Argentine. Un succès qu’il a fêté en offrant au public… un salto arrière en bord de piste !

Le même manager depuis 12 ans. S'exprimant d'une voix douce, le pilote au style "propre et pas agressif", est un "guerrier" sur la piste comme l'y a invité son manager depuis ses débuts. Un Laurent Fellon avec qui il forme un binôme inséparable depuis une douzaine d'années. "Je le connais depuis qu'il a 13 ans et demi quand il est venu avec son père me demander des conseils pour faire de la compétition à moto alors que je travaillais au service course de la maison Polini à Avignon", rembobinait-il il y a quelques semaines. Ce jour-là, il décide de tester Zarco sur le circuit local d'Eyguières (Bouche-du-Rhône). Avec sa mini-moto, le jeune Zarco pulvérise le record de la piste d’une seconde. Le départ d’un formidable duo.