La Fifa "ne soutient aucun projet" de super ligue fermée, selon Gianni Infantino

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© FRANCK FIFE / AFP
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La Fifa, par la voix de son patron Gianni Infantino, a répondu, ce mercredi, aux interrogations concernant le projet de super ligue fermée de football qui serait porté par le président du Real Madrid, Florentino Perez. L'organisation ne "soutient aucun projet" mais "discute avec tout le monde".

Gianni Infantino, patron de la Fifa, a affirmé, ce mercredi, que la fédération "ne soutient aucun projet" de super-ligue fermée. Cette affirmation vient après la publication d'un article dans le New York Times, affirmant que le président du Real Madrid, Florentino Perez songeait, avec le soutien de Gianni Infantino, à créer deux divisions de football de haut niveau au sein d'une ligue continentale privé.

Selon les informations du journal américain, ces deux divisions regrouperaient chacune vingt équipes des cinq grandes ligues européennes : l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, la France et l'Italie. Elle serait aussi ouverte à quelques équipes invitées, comme l'Ajax Amsterdam ou le FC Porto. Cette initiative proposerait un système de promotion/relégation entre les deux divisions et aurait pour principal attrait la multiplications des affiches spectaculaires, donc rémunératrices, et ce, aux dépens des championnats nationaux privés.  

"Quand on aura quelque chose à proposer de concret, on le fera"

Pour autant, Gianni Infantino n'a pas nié complètement nié l'existence de cette possibilité lors de sa déclaration à Bruxelles. "La Fifa est une organisation ouverte, démocratique, une organisation avec laquelle on peut parler de tous les sujets [...] On discute avec tout le monde, mais quand on aura quelque chose à proposer de concret, on le fera".

Mardi, l'association des Ligues européennes de football a déclaré, que les ligues étaient "fatiguées des menaces venant de quelques clubs riches", et d'ajouter que, pour elles, "le football professionnel des clubs n'est pas une activité économique privée, réservée à quelques-uns sélectionnés seulement sur la profondeur de leur portefeuille". Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a lui aussi précisé y voir une menace pour la Ligue des champions.