Ce samedi, le PSG affronte Arsenal en finale de la Ligue des champions. Le club de la capitale espère remporter une deuxième Coupe aux grandes oreilles consécutive. À quelques heures du coup d'envoi, les supporters parisiens sont plus que bouillants.
Sac officiel du PSG accroché à la poussette, Hocine affiche un grand sourire, mais le regard déterminé. Pour ce père de famille, pas question de rater le rendez-vous. Il a déjà passé deux heures dans les transports ce matin, avec ses jumeaux, dans un seul but : récupérer l'écharpe de la finale.
Au programme ce samedi soir ? Barbecue entre amis devant l'écran. Une priorité absolue, quitte à bousculer un peu l'agenda familial : "Je ne pense qu'à ça", avoue-t-il dans un éclat de rire. "J'ai un tournoi de foot avec mon fils cet après-midi. Et j'ai dit à ma femme : si jamais mon fils va en finale, je ne sais pas si je vais y être, hein!".
Des larmes, des frissons et des maillots bien repassés
Quelques mètres plus loin, devant la boutique du PSG, la fièvre est tout aussi contagieuse. Vincent et Mégane en ressortent les bras chargés de reliques : casquettes, gourdes et écharpes du match collector. Le pack de survie idéal pour affronter le stress de la soirée. Si le coup de sifflet final délivre le PSG face à Arsenal, les vannes vont s'ouvrir.
"Tu pleures, mon père, il pleure", anticipe déjà Mégane, des étoiles plein les yeux. "Ça va être impressionnant, ça donne des frissons. Ça va crier ! Les voisins ne sont pas prêts. Et on continuera la fête jusqu'au bout de la nuit !".
Pour d'autres, pas question de vivre ce moment historique loin de Paris. Clarisse et Enzo, la vingtaine, n'ont pas hésité à faire la route depuis Montpellier pour regarder le match dans un bar de la capitale. Chez eux, tout est déjà millimétré : "On a les maillots prêts à la maison, bien propres, repassés", sourit la jeune femme.
À l'approche du coup d'envoi, Enzo résume l'état d'esprit général d'un peuple rouge et bleu qui refuse de trembler : "Là, c'est pour marquer l'histoire. On a hâte d'en découdre. On va les exploser. J'ai pas peur moi !". En cas de victoire, qui serait historique, face à Arsenal, tous ont déjà prévu de converger vers la Tour Eiffel. Bien décidés à faire la fête, et surtout, à se casser la voix.