François Gabart, deuxième de la Route du Rhum : "C’est dur, mais c’est beau quand même"

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François Gabart, battu sur le fil par Francis Joyon, s’est dit déçu sur Europe 1, tout en se satisfaisant d’avoir terminé la course, malgré plusieurs avaries.

INTERVIEW

La victoire lui a échappé d’un souffle. François Gabart, longtemps en tête de la Route du Rhum, a été battu sur le fil, pour sept petites minutes, par son compatriote Francis Joyon, dimanche en Guadeloupe. "C’est dur, c’est terrible, mais c’est beau quand même. J’ai vécu un très bon moment de course. Je suis déjà très fier d’être arrivé en Guadeloupe", s’est tout de même satisfait Gabart, interrogé lundi soir sur Europe 1.

"Le trimaran Macif a eu des avaries importantes, dès la première nuit. La course aurait pu s’arrêter en Espagne, et on a quand même pu continuer. J’ai réussi à naviguer pour amener le bateau de l’autre côté, et ça c’est déjà chouette", a poursuivi le navigateur de 35 ans, dont le bateau a connu de nombreux problèmes durant la course.

 

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"Je préfère terminer deuxième avec cette belle histoire". François Gabart a assuré ne pas regretter cette deuxième place, malgré un scénario forcément frustrant. "C’est joli parce que c’est la compétition. C’est encore plus beau quand on gagne, mais on ne peut pas gagner tout le temps. Je préfère terminer deuxième avec cette belle histoire et cet affrontement, que d’arriver premier sans avoir vécu des émotions fortes. La compétition est belle quand elle est serrée".

Le navigateur a, enfin, justifié son choix de ne rendre public que dimanche (juste avant l’arrivée) les avaries rencontrées par son bateau. "Je n’en parle pas parce que c’est livrer des informations à son adversaire. Un joueur de tennis ne va pas dire, en plein match, qu’il a mal sur son revers. Pour nous, c’est pareil quand il y a des avaries. Forcément, on ne peut pas tout dire. Ma course a été de me battre contre des avaries et de trouver des solutions pour rester performant."