Football : si la nouvelle Ligue des champions est validée, Bernard Caïazzo promet "un combat mortel"

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Le dirigeant de l'AS Saint-Etienne est aussi le président de Première Ligue, principal syndicat de clubs professionnels français.
Le dirigeant de l'AS Saint-Etienne est aussi le président de Première Ligue, principal syndicat de clubs professionnels français. © FRANCK FIFE / AFP
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Le président du principal syndicat de clubs professionnels français est opposé au projet de réforme de la Ligue des champions. Sur Europe 1, il promet "des réactions extrêmement fortes" si cette nouvelle formule devait voir le jour.
INTERVIEW

Le football français est vent debout contre le projet de réforme de la Ligue des champions souhaité par l'ECA (l'association des clubs européens) en lien avec l'UEFA. L'idée serait d'avoir une compétition quasiment "fermée" et beaucoup moins accessibles pour les clubs depuis leurs championnats nationaux, qui perdraient donc en intérêt. 

 

Pour Bernard Caïazzo, dirigeant de l'AS Saint-Etienne et président de Première Ligue, principal syndicat de clubs professionnels français, ce projet est "extrêmement dangereux pour le football français" et "tout à fait dommageable pour ceux qui aiment le sport, ceux qui aiment notre football".

"Le supporter veut quand même avoir l'espérance de voir son club accéder au graal"

"Le supporter veut quand même avoir l’espérance de voir son club, en cas de bonne performance dans les championnats nationaux, accéder au graal, c’est-à-dire la compétition suprême européenne. Si on lui enlève cette espérance, cela veut dire qu’on ne le respecte pas", s'alarme-t-il sur Europe 1.

Les dirigeants nationaux préparent des contre-propositions pour éviter que cette réforme du football européen puisse voir le jour. Si cela devait toutefois arriver, Bernard Caïazzo promet "des réactions extrêmement fortes". Selon lui, une telle réforme entraînerait "une sorte de scission" et "un combat mortel" dans lequel "personne ne serait gagnant".

"J'espère que la raison l'emportera"

"J’espère que l’on n’en viendra pas là et que la raison l’emportera et qu’on aura un projet respectueux du football et de ses supporters", souffle le dirigeant français. La réforme, qui doit être votée par le comité exécutif de l’UEFA à la fin de l'année, entrerait en vigueur en 2024 si elle était validée.

Europe 1
Par Jean-François Pérès, édité par Grégoire Duhourcau