Foot-Italie : "Il y a un terreau fertile" au racisme, estime Valentin Pauluzzi

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Le défenseur de Naples Kalidou Koulibaly a été victime d'insultes racistes lors de la rencontre face à l'Inter Milan, mercredi. Il existe un "racisme décomplexé" en Italie, analyse Valentin Pauluzzi, consultant football italien pour Europe 1.
INTERVIEW

Le racisme s'est une nouvelle fois invité dans les stades italiens. Mercredi, c'est le défenseur napolitain Kalidou Koulibaly qui en a été victime lors de la rencontre Inter Milan-Naples (1-0). "Il y a un terreau fertile" au racisme dans les stades italiens, a expliqué jeudi Valentin Pauluzzi, consultant football italien pour Europe 1, au micro de François Clauss.

En Italie, des "kops de supporters très politisés à l'extrême droite". "L'Italie est le berceau de la culture ultra", commence-t-il par rappeler. Et parmi ces ultras, il y a des "kops de supporters très politisés à l'extrême droite". D'après Valentin Pauluzzi, ce type d'événement est lié à "une part d'ignorance, à l'effet de groupe", mais aussi à un "sentiment d'impunité". "En Italie, il n'y a pas un système de surveillance caméra qui permet de tout de suite repérer les coupables."

"Une volonté de déstabiliser l'adversaire". Valentin Pauluzzi souligne par ailleurs, "une volonté de déstabiliser l'adversaire" en s'attaquant à "sa couleur de peau, sa religion, sa maman, des personnes décédées dans sa famille". "Tous les coups sont permis", résume-t-il. Il pointe également "un racisme décomplexé", faisant notamment référence à "l'héritage de Benito Mussolini" : "Si vous allez dans le sud de l'Italie, sur des marchés ou dans des boutiques, vous trouvez parfois des bustes ou des calendriers à l'effigie du 'Duce'."

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Des mesures inefficaces. Pour lutter contre ce fléau du racisme dans les stades, des mesures ont été prises mais ne se sont pas montrées très efficaces. "On ferme un kop deux ou trois matches et puis on rouvre et après, ça recommence", rappelle Valentin Pauluzzi. Après les événements de mercredi, l'Inter Milan a été condamnée jeudi à deux matches à huis clos.

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau