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Cyclisme : au coeur de la préparation mentale au sein de l'équipe Cofidis avant Paris-Roubaix

48 heures avant Paris-Roubaix, la tension monte. Dimanche, près de 260 kilomètres attendent les coureurs, dont 55 uniquement de pavés. [Ida Marie Odgaard / Ritzau Scanpix / Ritzau Scanpix via AFP]

48 heures avant Paris-Roubaix, la tension monte. Dimanche, près de 260 kilomètres attendent les coureurs, dont 55 uniquement de pavés. Une succession de secteurs qui use les corps, mais aussi les esprits. Depuis le début de l’année, l’équipe Cofidis a fait un choix inédit : recruter une préparatrice mentale à plein temps. 

C’est devenu une habitude pour Clément Izquierdo. Avant chaque course, le coureur appelle Soline, la préparatrice mentale de l’équipe. "Il y a 30 secteurs pavés, comment toi tu peux justement gérer ?", lui demande-t-elle.  Clément Izquierdo sait que tout se joue aussi dans la tête : "Ça va être dur, ça joue beaucoup à la tête parce que tout le monde est mort et c'est à celui qui aura le bon mental, c'est sûr." 

Pour se préparer, Soline propose alors une séance particulière. "Ça te va, si on fait une visualisation ? C'était justement pour te mettre un peu dans les conditions, par exemple", propose l'ancienne cycliste.

Visualiser la course pour mieux affronter la réalité 

La technique repose sur l’imagerie mentale. Le coureur ferme les yeux et visualise chaque moment de la course. Clément Izquierdo se laisse guider : l’échappée, une crevaison, les secteurs pavés… tout est anticipé jusqu’à la ligne d’arrivée. 

"Passe secteur après secteur, comme si tu voulais vraiment les manger, ok ?" lance Soline. Pendant dix minutes, le silence s’installe. Le coureur imagine son Paris-Roubaix. À la fin de la séance, il rouvre les yeux, presque transpirant. Ce travail mental, devenu routine, permet d’aborder l’Enfer du Nord avec davantage de sérénité.  Dimanche, sur les pavés, les jambes feront la différence. Mais dans la tête aussi, la bataille aura déjà commencé. 

Un accompagnement jusqu’à la ligne de départ 

Pour le jeune coureur de 24 ans, cette préparation change la manière d’aborder la course.  "On fait la course avant même de la faire. On sait que ça va être dur mais si tu pars avec un état d'esprit de guerrier, que tu es conditionné comme ça, ça facilite quand même l'appréhension de la course", affirme Clément Izquierdo.

Le coureur de 24 ans pourra compter sur l’aide de Soline jusqu’au départ. La préparatrice mentale sera dès ce soir à l’hôtel pour donner ses derniers conseils, avant que les coureurs ne plongent dans l’Enfer du Nord.