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Coupe du monde 2026 : pour la deuxième fois de son histoire, l'Espagne est sacrée championne du monde après avoir battu l'Argentine (1-0)

Coupe du monde 2026 : pour la deuxième fois de son histoire, l'Espagne est sacrée championne du monde après avoir battu l'Argentine (1-0) [David Ramos / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP]

Et à la fin, c'est l'Espagne qui s'impose ! Grâce à un but lors des prolongations de Ferran Torres, la Roja soulève la deuxième Coupe du monde de son histoire après celle remportée en Afrique du Sud, en 2010. Les joueurs de Luis de la Fuente auront longtemps buté sur une équipe argentine battue dans tous les secteurs du jeu. 

L'Espagne est sur le toit du monde ! Les hommes de Luis de la Fuente brodent une deuxième étoile sur ce maillot rouge de la sélection, 16 ans après la première glanée en Afrique du Sud contre les Pays-Bas (1-0). Cette fois, c'était contre les champions du monde en titre, l'Argentine, dans une rencontre où elle aura dû être très patiente. 

Une Espagne dominante face à une Argentine apathique

Dès l'entame de match, les coéquipiers de Rodri ont pris le contrôle du ballon et de la rencontre. Rapidement, Lamine Yamal se procure la première occasion de la rencontre. Une frappe finalement détournée par Lisandro Martinez.  

Les Espagnols sont sur tous les ballons et ils parviennent à asphyxier les Argentins qui ne réussissent pas à s'installer dans la moitié de terrain de la Roja. Cucurella aura également fait mal aux Argentins sur son côté gauche en première mi-temps provoquant, éliminant mais manquant d'efficacité dans le dernier geste. 

Il finira même par tenter sa chance (41e), mais le ballon ne fait que frôler le poteau d'Emiliano Martinez. Le gardien argentin aura eu fort à faire sur l'ensemble de la partie. Pendant longtemps, les frappes semblaient toutes être attirées par lui tant il maintenait en vie son équipe. 

À la fin de la première mi-temps, l'Espagne aura totalement dominé ce début de match, les statistiques traduisent pourtant un match relativement fermé : 65% de possession de balle, trois frappes, dont deux cadrées, 350 passes tentées contre moins de 200 pour l'Argentine. La pause de 27 minutes, due au show de la mi-temps, était plus que nécessaire pour l'Argentine qui semblait perdue sur le terrain. 

Un Lionel Messi fantômatique 

Malheureusement pour eux, la deuxième période ressemblera trait pour trait à la première. Sauf que l'Espagne pousse de plus en plus pour inscrire ce but. Les occasions se multiplient, les parades de Martinez également. Les appels de Dani Olmo ou de Ferran Torres dans le dos de la défense sont dévastateurs. 

De l'autre côté l'attaque argentine est sevrée de ballons. Lionel Messi est obligé de décrocher pour toucher davantage de ballons. Un match loin des standards de l'octuple Ballon d'Or dans cette compétition qui avait émerveillé le monde par ses buts, ses passes décisives et sa gestion du jeu. 

Mais ce dimanche 19 juillet, les champions du monde en titre sont tombés sur plus fort. La tâche se complique davantage après l'expulsion d'Enzo Fernandez (93+3). L'Argentine arrache les prolongations en réalisant une première dans l'histoire de la compétition. Elle devient la première nation à ne pas avoir réussi la moindre frappe dans le temps réglementaire. 

Ferran Torres, le héros de toute une nation

Les prolongations ressemblent finalement à ce que les deux équipes ont offert au monde pendant la rencontre. L'Espagne continue de se créer des occasions et Nico Williams pense même ouvrir le score à la 93e minute de jeu, mais l'arbitre a sifflé une faute de Mikel Merino au début de l'action. 

C'est au début de la deuxième partie des prolongations que Ferran Torres se mue en héros de tout un pays. Servi par Nico Williams, le joueur du FC Barcelone bat Emiliano Martinez et fait exploser de joie tout un peuple. Il inscrit son premier but dans ce Mondial. Il croit même s'offrir un doublé six minutes plus tard, mais il était en position de hors-jeu au départ de l'action. 

C'est à partir de cet instant que l'Argentine confisque davantage le ballon. Les Argentins finissent par frapper à deux reprises au but, sans parvenir à cadrer. C'est au terme de cinq minutes de temps additionnel que Slavko Vincic délivre l'Espagne qui remporte son deuxième titre de champion du monde. 

Les statistiques de cette rencontre illustrent la qualité de la prestation des joueurs de la Roja : 20 tirs, 12 cadrés, 65% de possession de balle, 762 passes réussies. Unai Simon a été désigné meilleur gardien du tournoi, Pau Cubarsi meilleur jeune joueur et Rodri meilleur joueur de la Coupe du monde. 

Les larmes de Lionel Messi

C'est Sergio Ramos, la légende de la Roja et du Real Madrid, qui a apporté sur la pelouse le trophée de la Coupe du monde. Les Argentins sont allés chercher en premier leur médaille de vice-champion du monde. C'est après avoir salué le président Trump, Gianni Infantino, le président de la Fifa, et les autres personnalités présentes que Lionel Messi a craqué. 

Face à la tribune argentine, le champion du monde 2022 est submergé par ses émotions. La "Pulga" a peut-être disputé le dernier Mondial de sa carrière et, jusqu'au bout, il aura cru qu'il était possible d'aller chercher une quatrième Coupe du monde pour son pays. Lionel Messi n'aura pas trouvé le chemin des filets. Il termine donc deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde avec 21 buts, un pion derrière Kylian Mbappé

Des images qui tranchent avec la joie des Espagnols. Gianni Infantino, accompagné de Donald Trump, a remis le trophée de la Coupe du monde à Rodri. C'est lui, le Ballon d'Or 2024, qui a soulevé en premier la plus belle des récompenses du football. L'Espagne réalise pour la deuxième fois de son histoire le doublé Euro-Coupe du monde.