Cristiano Ronaldo et la sélection portugaise passent un tour lors de ce Mondial-2026 après une victoire contre la Croatie, ce jeudi, à Toronto (2-1). A 41 ans et 147 jours, "CR7" a prolongé son aventure dans une des rares compétitions qu'il n'a pas gagnée.
Le Portugal et son capitaine vétéran Cristiano Ronaldo, buteur sur penalty, ont renversé la Croatie de Luka Modric (2-1) dans un 16e de finale déjanté du Mondial-2026, jeudi à Toronto, pour s'offrir une affiche géante contre l'Espagne au tour suivant. A 41 ans et 147 jours, "CR7" a prolongé son aventure dans une des rares compétitions qu'il n'a pas gagnée, au bout d'un duel à rebondissements et à couper le souffle face à son ancien complice au Real Madrid, l'ancien finaliste Luka Modric.
"C'est vraiment à la hauteur de cette Coupe du monde qui, jusqu'ici, a été extraordinaire", a commenté le sélectionneur du Portugal, Roberto Martinez. A Toronto, la guerre des étoiles a en effet produit un millier d'étincelles dans une seconde période de feu, conclue par un dernier but de Gonçalo Ramos (90e+4), la doublure de Ronaldo. L'ancien "supersub" (super-remplaçant) du Paris Saint-Germain a joué un très vilain tour à son futur partenaire de l'AC Milan, Modric, très proche de la retraite internationale après cette élimination.
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"Dans les dernières minutes, quand il faut un but, je suis là", s'est réjoui l'attaquant de 25 ans. "Ce n'est ni la première, ni la deuxième, ni la troisième fois. Chaque fois qu'ils ont besoin d'un but dans les dernières minutes, ils peuvent appeler Gonçalo Ramos." Le "Pistolero", son surnom, a envoyé le Portugal vers un huitième de finale vertigineux contre l'Espagne, le 6 juillet à Dallas.
Irrespirable temps additionnel
La Croatie, finaliste en 2018 et demi-finaliste en 2022, a fait honneur à sa réputation d'équipe accrocheuse à ne jamais sous-estimer et a failli envoyer son adversaire du jour dans les cordes. L'équipe au damier a eu trois buts invalidés en seconde période, à chaque fois sur hors-jeu, dont le dernier, durant un interminable et irrespirable temps additionnel, avec Josko Gvardiol en héros contrarié (90e+13).
Ronaldo a connu pareil ascenseur émotionnel, plus tôt et pour la même raison, qui a invalidé son superbe enchaînement contrôle et tir piqué (61e). Mais le quintuple Ballon d'or a réussi à obtenir le but tant espéré, sur un penalty que la Croatie lui a bêtement offert après une faute d'anti-jeu dans la surface. L'attaquant d'Al-Nassr, en Arabie saoudite, n'a pas tremblé au moment d'inscrire son 146e but en 232 sélections, et surtout son premier seulement dans un match à élimination directe en Coupe du monde (68e, 1-1).
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Roberto Martinez a décidé de sortir son capitaine dans le money-time (81e), une première depuis le début du tournoi, et aucun des deux n'a eu à le regretter. Car Ramos s'est élevé dans le ciel nocturne de Toronto pour placer une tête imparable, malgré deux défenseurs à ses basques.
Perisic allume la mèche
Ce "happy-end" pour les Portugais a mis du temps à se dessiner. Longtemps, ils ont multiplié les incursions manquées ou imprécises face à un solide bloc croate. Bruno Fernandes a d'abord été le plus dangereux des attaquants, forçant Dominik Livakovic à deux arrêts (4e, 33e), tandis que Ronaldo est apparu emprunté, à l'image des centres qu'il a échoué à reprendre (9e, 30e) et au coup franc qu'il a envoyé dans le mur croate (13e). Au fur et à mesure que le chrono s'est écoulé, le scénario du match piège parfait a commencé à s'esquisser.
Et c'est même un film d'horreur qui a pris forme quand Ivan Perisic, un des héros de l'épopée croate de 2018, a ouvert le score (53e, 0-1). L'ailier de 37 ans aux 158 sélections, laissé seul au second poteau, a contrôlé tranquillement un centre de Josip Stanisic avant d'envoyer un tir tendu entre un défenseur et le gardien. Cette première mèche a mis le feu à une rencontre jusqu'ici peu emballante.
D'un coup, les attaquants ont commencé à s'enflammer, ce qui a produit une seconde période au rythme enfiévré. Il y a eu un missile de Rafael Leao en plein sur la barre transversale (58e), une double parade de Diego Costa devant Matéo Kovacic (75e), un autre arrêt décisif du gardien portugais devant Igor Matanovic (77e). Et puis ce dernier but croate refusé, au bout d'une rencontre folle.