Pour la deuxième fois de l'histoire après Rome en 2022, le plongeon de haut vol est au programme des championnats d'Europe de natation à Paris. Un premier jour à la hauteur des espérances pour la Française Madeleine Bayon.
Un décor de carte postale. Avec une vue sur la tour Eiffel depuis le pont Bir-Hakeim, pour ses premiers championnats d'Europe, Madeleine Bayon est plus que gâtée : "C'est magnifique. Honnêtement, c'est une vue, j'en ai pas les mots, je pense qu'il n'y a pas meilleur cadre pour plonger, c'est génial".
L'unique française engagée dans le plongeon de haut vol est conquise par la beauté des lieux du haut de sa plateforme de 20 mètres, l'équivalent d'un immeuble de cinq étages.
"Il faut quand même être très posée et concentrée"
"Si ils ont bien fait leur boulot, la plateforme ne bouge pas. Mais c'est comme vous, si vous vous mettez au bord d'un précipice de 100m et qu'il y a du vent, vous savez être debout, mais ça fait peur quand même".
L'ancienne gymnaste de 28 ans, née au Portugal, plonge depuis seulement quatre ans, de cette hauteur vertigineuse : "Il faut quand même être très posée et concentrée. En contrôle de ses émotions. Au début, j'avais peur, mais un peu de l'inconnu. Aujourd'hui, il y a toujours j'ai quand même peur parce que je connais le sport et je sais que c'est très dangereux".
Avec la peur, il y a aussi le vent qu'il faut apprivoiser. Madeleine Bayon est provisoirement à la cinquième place. Il reste deux sauts ce samedi après-midi à la Française pour briller et décrocher une médaille.