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Biathlon : Julia Simon, championne olympique, aimerait qu'on lui «foute la paix» après l'affaire de la carte bancaire

[Marco BERTORELLO / AFP]

Tout juste sacrée championne olympique de l’individuel à Anterselva, Julia Simon a livré un message fort : la biathlète demande qu’on lui “foute la paix”, lassée des critiques liées à sa condamnation judiciaire. Elle affirme vouloir désormais se concentrer uniquement sur son sport.

“J’aimerais qu’on me foute la paix”, a lancé Julia Simon mercredi au micro d’Eurosport, quelques instants après son sacre olympique aux Jeux olympiques de Milan-Cortina. “La vérité, c’est que j’aimerais qu’on me foute la paix en toute honnêteté. J’ai encore lu des choses hier soir qui ne font pas plaisir. Je pense que j’ai prouvé aujourd’hui que j’avais ma place, et déjà avant”, a poursuivi la biathlète, condamnée à l’automne 2025 pour vol et fraude à la carte bancaire. 

"Ce serait vraiment appréciable pour tout le monde"

La championne olympique a insisté : “Je pense que je n’ai plus rien à prouver à personne, maintenant j’aimerais qu’on me laisse faire mon biathlon. La page a été tournée au sein de l’équipe, on a parlé. On est là pour gagner, gagner des médailles et faire du biathlon.” Titrée dimanche avec ses coéquipiers lors du relais mixte, elle appelle désormais à une forme de trêve médiatique : “Je pense qu’aujourd’hui on l’a encore montré donc s’il vous plaît, que ce soit les médias ou les gens, arrêtez, ce serait vraiment appréciable pour tout le monde.”

Après avoir passé la ligne d’arrivée en mettant son index sur la bouche, Julia Simon a rappelé qu’elle avait été condamnée fin octobre par le tribunal correctionnel d’Albertville à trois mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende pour des vols et fraudes aux cartes bancaires de sa coéquipière Justine Braisaz‑Bouchet et d’une kiné de l'équipe de France. Elle avait également écopé d’une suspension d’un mois par la Fédération française de ski, ce qui avait retardé son lancement de saison.