Le Barça a faim

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Absent du Final Four en 2008, Barcelone a bien failli manquer les demi-finales pour la deuxième saison consécutive. Mais les Blaugranas, tombeurs de Vitoria au terme du match 5 en quarts, se sont accrochés à leur rêve: écrire une deuxième fois leur nom au palmarès de l'Euroligue. Cela passera d'abord par une victoire, vendredi, face au CSKA Moscou, tenant du titre.

Absent du Final Four en 2008, Barcelone a bien failli manquer les demi-finales pour la deuxième saison consécutive. Mais les Blaugranas, tombeurs de Vitoria au terme du match 5 en quarts, se sont accrochés à leur rêve: écrire une deuxième fois leur nom au palmarès de l'Euroligue. Cela passera d'abord par une victoire, vendredi, face au CSKA Moscou, tenant du titre.Ce serait une belle revanche. Si Barcelone vient à remporter le Final Four de l'Euroligue, de vendredi à dimanche à Berlin, il pourrait définitivement effacer de sa mémoire une saison dernière difficile à oublier. Difficile à avaler aussi. Car en plus d'avoir perdu le titre national, les Blaugranas avaient loupé leur campagne européenne. Ce cauchemar, ils ont commencé à le rayer de leur disque dur il y a quelques semaines en sortant au bout du match 5 des quarts de finale le Tau Vitoria. Il leur reste désormais deux matches pour régner sur le Vieux continent. Cela commencera par l'un des plus gros morceaux, le CSKA Moscou, tenant du titre. Mais le Barça n'a, cette saison, rien à envier aux Russes. Son bilan depuis le début de la compétition est remarquable puisqu'aucune autre équipe n'a gagné plus que ses dix-sept victoires. Dur à croire quand l'on sait que son entraîneur, Xavi Pascual, dirige ses joueurs pour la première année. "Il nous met beaucoup en confiance et nous laisse jouer notre jeu, explique David Andersen sur le site de l'Euroligue. Son boulot n'est pas simple, il doit donner du temps de jeu à tout le monde alors qu'il a sous ses ordres beaucoup de joueurs talentueux. Il a fait ça bien et a joué un rôle intéressant pour chacun de nous."Andersen: "Ce sera une belle bataille"L'intérieur danois sera l'homme d'expérience du Regal FC Barcelona, lui qui va connaître le Final Four pour la sixième fois de suite, avec sa quatrième équipe différente. Mais il ne sera pas seul à tenter de malmener le CSKA Moscou. Parmi la pléiade de stars qui composent l'effectif blaugrana, Juan Carlos Navarro, ex-joueur des Memphis Grizzlies, Gianluca Basile, Ersan Ilyasova et Jaka Lakovic seront aussi à surveiller. Tous auront les crocs. "Le titre européen a toujours été le but ultime de tous nos supporters. Mais pour nous aussi. Notre but est de ramener une seconde fois le trophée de l'Euroligue à la maison, annonce le coach espagnol. Le CSKA est une très bonne équipe, qui a l'habitude de gagner, et Ettore Messina est un coach que je respecte énormément. Mais nous devons préparer notre plan sans se soucier de qui est assis sur le banc d'en face."Sinon, il y a de quoi prendre peur. Car la formation russe, qui a remporté la compétition six fois, est considérée comme l'une des meilleures d'Europe. Ce qui en fait aussi un adversaire dont toutes les ficelles ont été décortiquées. "On se connaît très bien, note David Andersen. On sait que ce sera une belle bataille, ce sera sympa de jouer contre eux. C'est le genre de match pour lesquels on vit." S'ils veulent se hisser jusqu'en finale, où le vainqueur de l'autre demi-finale entre l'Olympiakos et le Panathinaïkos l'attendra, les Espagnols devront se méfier de Erazem Lorbek, Trajan Langdon et Ramunas Siskauskas. Entre autres joueurs de classe. Mais à ce stade de l'Euroligue, aucun adversaire n'est facile à dompter. Barcelone est prévenu. Ce sera la même chose en finale, si finale il y a.

Europe 1
Par Rédaction Europe1.fr