Arsenal face à son destin

  • Copié
François TESSON Br De Sports.fr , modifié à
Battu en finale de Carling Cup, puis fraîchement éliminé en Ligue des champions et en FA Cup, Arsenal n'a désormais plus que le championnat pour tenter d'éviter une sixième saison de suite sans trophée. Deuxième à trois points de Manchester United, les hommes d'Arsène Wenger, qui se déplacent à West Bromwich samedi, peuvent-ils le faire ? Ou vont-ils au-devant d'une nouvelle désillusion ?

Battu en finale de Carling Cup, puis fraîchement éliminé en Ligue des champions et en FA Cup, Arsenal n'a désormais plus que le championnat pour tenter d'éviter une sixième saison de suite sans trophée. Deuxième à trois points de Manchester United, les hommes d'Arsène Wenger, qui se déplacent à West Bromwich samedi, peuvent-ils le faire ? Ou vont-ils au-devant d'une nouvelle désillusion ? "C'est un défi de taille qui nous attend mais il s'annonce particulièrement passionnant." Arsène Wenger n'a pas l'intention de baisser les bras. A peine digérée l'élimination en quarts de finale de la FA Cup, le week-end passé sur la pelouse de Manchester United (2-0), le manager français se préparait à défier les Red Devils sur d'autres terrains: ceux de la Premier League. Soit la dernière compétition dans laquelle les Gunners sont engagés. Leur dernière chance de garnir une vitrine qui attend un trophée depuis 2005, et la Cup soulevée par Patrick Vieira. "A nous de montrer que nous sommes assez forts pour répondre présent", a lancé Wenger sur la BBC. A neuf journées de la fin, les Canonniers ont rarement été aussi bien placés dans la course au titre ces dernières saisons. Deuxième à trois points de Manchester United, avec un match en retard - délicat il est vrai - à jouer sur la pelouse de Tottenham, et la réception de MU qui se profile le 1er mai prochain, Arsenal a les cartes en mains. Seulement, la tendance actuelle ne va pas vraiment en leur faveur. Encore hantés par leurs échecs passés, et accablés par les blessures, les Gunners peuvent-ils le faire ? Une cascade de blessures "Je pense que nous pouvons gagner le titre, est convaincu Marouane Chamakh, interrogé sur le site du club. Il reste dix matches jusqu'à la fin de la saison, et il n'y a plus de place pour l'échec. Nous sommes à court d'excuses depuis notre élimination des trois coupes (*)." Aucun droit à l'erreur, donc, pour Arsenal, samedi sur la pelouse de West Bromwich Albion, d'autant que les Londoniens ont déjà gaspillé trois points contre le promu à l'aller (2-3, 6e journée). Pour cette rencontre, Arsène Wenger devra toutefois composer avec une liste de blessés longue comme le bras, qui permet au passage de réviser une bonne partie de l'anatomie du corps humain. Dans le désordre: Cesc Fabregas (ischio-jambiers), Alex Song (genou), Abou Diaby (adducteurs), Theo Walcott (cheville) et Johan Djourou (épaule) sont absents, tandis que Thomas Vermaelen (tendon d'Achille) ne rejouera probablement pas de la saison, tout comme les deux gardiens polonais Lukasz Fabianski (épaule) et Wojciech Szczesny (doigt). Vous avez dit hécatombe ? Pour renforcer son effectif, Wenger a demandé au vétéran Jens Lehmann de sortir de sa retraite entamée en juin 2010. Ancien de la maison, le gardien allemand, et ses 41 ans, pourrait jouer un rôle dans cette fin de saison, et apporter son vécu à la jeune équipe d'Arsenal. Pas de problème de leadership, selon Wenger Le manque d'expérience, le manque de leaders. Le refrain revient souvent depuis les départs successifs de Vieira et Henry notamment pour expliquer les nombreuses désillusions connues par Arsenal ces dernières saisons, la dernière étant la finale de la Carling Cup, perdue contre Birmingham (1-2) sur une grossière mésentente entre Szczesny et Koscielny. Toujours prompt à lancer des messages à ses joueurs dans les moments importants, Arsène Wenger, cette semaine, a tenu à rappeler que l'expérience ne faisait pas tout. "Je ne suis pas d'accord pour dire que notre problème est le manque de leadership. Je veux juste vous rappeler que nous avons perdu en Ligue des champions avec Adams, Vieira, avec tout le monde." "En 2004, nous avons perdu à Manchester en Cup, puis à la dernière minute contre Chelsea en Ligue des champions, mais nous avons répondu et réussi à remporter le championnat, poursuit Wenger. Aucun leader ne peut vous garantir de ne jamais perdre, mais l'important pour nous est de répondre avec ce que nous avons en face de nous. (...) Nous répondrons aux critiques en remportant nos matches." Et en soulevant enfin un trophée en mai prochain... (*) Finale perdue en Carling Cup contre Birmingham City, défaites en huitièmes de finale de la Ligue des champions contre Barcelone et en quarts de la FA Cup face à Manchester United.