Yvelines : en fauteuil roulant, une adolescente ne peut pas essayer des vêtements chez Pimkie

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© DENIS CHARLET / AFP
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La mère de l'adolescente a témoigné sur Europe 1, mercredi. La cabine d'essayage "réservée aux personnes à mobilité réduite n’était pas disponible" car "les vendeuses y avaient stocké des vêtements", explique-t-elle.

Sandrine a été entendue. Cette mère de famille a publié un message sur les réseaux sociaux afin de dénoncer les conditions d'accueil de sa fille de 17 ans, Camille, qui se déplace en fauteuil roulant, au magasin Pimkie du centre commercial Parly 2, dans les Yvelines. "Je suis très contente à l’heure actuelle, du relais qui a été fait sur les réseaux sociaux. On est quasiment à 50.000 vues", a-t-elle confié au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1, mercredi.

Dans son message, elle raconte ce qu'il s'est passé lorsque "comme toutes les mamans", elle a décidé d'aller faire du shopping avec ses filles ce week-end. Après avoir choisi les vêtements qu'elle voulait essayer, Camille s'est dirigée vers les cabines d'essayage de la boutique avec sa mère. "On s’est aperçues que celle réservée aux personnes à mobilité réduite n’était pas disponible", se souvient Sandrine.

Non, ce n'est pas un autre client qui occupait cette cabine. Si elle était inaccessible, "c'est parce que les vendeuses y avaient stocké des vêtements" : "J’ai demandé où je pouvais installer ma fille et on m’a indiqué une cabine standard." Impossible pour Camille, qui ne peut pas y entrer avec son fauteuil roulant et qui a besoin de "l'aide d'une tierce personne pour se déshabiller, se rhabiller". Malgré cela, "on ne m’a pas proposé autre chose", s'insurge Sandrine.

 

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Elle a finalement quitté le magasin avec sa fille, sans avoir pu essayer les vêtements et a donc décidé de partager sa colère sur les réseaux sociaux. D'autant plus que "ce n'était pas la première fois que ça arrivait", explique-t-elle. Zoé, la sœur Jumelle de Camille, s'est retrouvée dans la même situation alors qu'elle était allée faire du shopping avec sœur.

L'enseigne Pimkie a réagi, évoquant "un regrettable événement" : "Nous tenions à nous excuser auprès (de Camille), cette situation ne reflète en aucun cas l'attention que nous souhaitons porter à nos clientes." "Des mesures ont été prises pour nous assurer que cette situation ne se répète pas. (...) Ces actions n'effaceront pas la déception de Camille, et de toutes les personnes qui ont pu vivre une situation similaire, mais nous ferons notre maximum pour que cela reste un incident isolé", assure Pimkie.

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau