Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, ce jeudi lors de La Grande Interview sur Europe 1 et Cnews. Auteur du livre "Il faut sauver nos enfants", publié aux éditions First, il dénonce d'importants manquements institutionnels dans la prise en charge de la pédocriminalité en France.
Au micro de Laurence Ferrari, Alain Bauer, professeur de criminologie et auteur du livre "Il faut sauver nos enfants", pointe les défaillances structurelles dans la prise en charge des enfants victimes d'inceste et de pédocriminalité. Alors que 160 000 enfants sont victimes chaque année, le professeur pointe une culture du déni : "Il y a une omerta autour de l'inceste", déclare-t-il.
"Des institutions qui mettent tout sous le tapis"
Il appelle à une prise de conscience générale et à une mobilisation massive : "Aujourd'hui, ce sont des associations, des petits groupes, des parents, qui ont peur et qui font face à des institutions qui mettent tout sous le tapis qu'elles soient publiques, privées, religieuses, personne n'assume de le faire sortir au grand jour".
Il pointe du doigt des systèmes juridiques dépassés et inefficaces pour protéger efficacement les victimes. "On n'a toujours pas de fichier centralisé des signalements. On n'a pas de fichier centralisé d'interdiction d'emploi auprès de mineurs ou de jeunes. Ils passent d'une école à une autre, d'une paroisse à une autre".