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Violences en marge de la victoire du PSG : «La sanction pénale ne fait plus peur», avance l’avocat Anthony Bem

Dans "Christine Kelly et vous", l'avocat Anthony Bem affirme que la sanction pénale n'effraie pas les émeutiers à l'origine de scènes de chaos, notamment dans la capitale, après la victoire du PSG en Ligue des champions. Et pour cause, elle n'existe pas selon lui. 

Des voitures brûlées, des commerces pillés, un commissariat pris pour cible... La fête après la victoire du PSG en Ligue des champions a été gâchée par des émeutiers qui ont semé le chaos dans 71 villes, dont Paris. Sur les vidéos qui ont fait le tour des réseaux sociaux, on peut voir de nombreux émeutiers commettre leurs exactions à visage découvert, preuve qu'ils ne craignent pas de représailles de la part de l'Etat. 

"Nous y reviendrons"

"La sanction pénale ne fait plus peur aujourd'hui", confirme dans Christine Kelly et vous, Me Anthony Bem. Pourquoi ? Après les émeutes de l'an dernier et les 592 interpellations, on compte seulement "5% de condamnation". Sans parler de l'exécution : "Certaines ne donnent pas lieu à des mandats de dépôt, moins de la moitié finalement. Et donc il n'y a pas de réelle sanction. La philosophie pénale de la sanction n'y est pas, et c'est la raison pour laquelle aujourd'hui, demain et l'année prochaine, nous y reviendrons." 

De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a donné le chiffre de "plus de 890 interpellations", soit "près de 45% de hausse par rapport à 2025".