Violences à la fac de droit de Montpellier : le doyen et un professeur suspendus

, modifié à
  • A
  • A
Cette suspension a été annoncée jeudi par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Image d'illustration.
Cette suspension a été annoncée jeudi par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Image d'illustration. © Capture d'écran Goolge street view
Partagez sur :
Les résultats de l'enquête administrative, eux, seront dévoilés à la fin de la semaine, a indiqué Frédérique Vidal.

Le doyen de la fac de droit de Montpellier et un professeur, mis en cause dans l'intrusion violente d'hommes cagoulés contre des étudiants grévistes, ont été suspendus, a annoncé jeudi la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal.

Suspendus "immédiatement". Au vu des premières conclusions de l'enquête administrative sur ces violences "inacceptables", les deux professeurs placés en garde à vue mercredi "sont immédiatement suspendus de leurs fonctions", a-t-elle indiqué sur Twitter. Plus tôt dans la matinée, la ministre a appelé à "l'apaisement", sur franceinfo, alors que plusieurs mouvements de blocage sont en cours dans des universités françaises. "Dans leur immense majorité, les professeurs d'université sont là pour accompagner les étudiants, pour les former, pour leur apprendre à débattre sans violence et donc, c'est la raison pour laquelle j'ai souhaité qu'une inspection soit menée car ces faits sont inadmissibles", a-t-elle dit.

Résultats de l'enquête "en fin de semaine". Appelant à ce que "toute la lumière soit faite" et que "toutes les responsabilités soient établies", Frédérique Vidal a rappelé qu'il y avait "deux lignes rouges" à ne pas franchir : "pas de violence dans les établissements, ce sont des lieux où l'on doit apprendre à débattre avec des arguments et non pas débattre avec de la violence. Et puis faire en sorte que l'année universitaire se termine et que les examens aient lieu dans les meilleures conditions". Les conclusions de l'enquête administrative "seront rendues à la fin de la semaine", a-t-elle précisé.

En garde à vue depuis mercredi. Mercredi, l'enquête judiciaire s'est accélérée avec le placement en garde à vue du doyen et d'un professeur de la faculté de droit de Montpellier. Tous deux avaient été mis en cause par des victimes et des témoins des violences perpétrées par des hommes cagoulés et armés de bâtons qui ont brutalement chassé dans la nuit du 22 au 23 mars des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la faculté de droit dans le cadre du mouvement contre la loi Vidal.