Vingt ans après l’accident mortel du tunnel du Mont-Blanc, "le maximum est fait pour en garantir la sécurité"

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Le tunnel du Mont-Blanc, vingt ans après la mort de 39 personnes dans un incendie, affiche désormais des conditions de circulation très strictes.
REPORTAGE

Il y a vingt ans tout juste, le 24 mars 1999, 39 personnes trouvaient la mort dans le tunnel du Mont-Blanc suite à l'incendie d'un poids lourd. Une cérémonie commémorative a lieu dimanche matin en présence de la ministre des Transports, Elizabeth Borne. Si le souvenir du drame est encore vivace, les habitants de la vallée empruntent aujourd'hui un tunnel dont les conditions de sécurité ont été très nettement renforcées.  Europe 1 s'est rendu sur place.

Au volant de sa voiture, c’est sans appréhension que Florian, un Savoyard, s’engage dans le tunnel, avec toutefois une pensée particulière. "J’ai des amis qui y sont restés", confie-t-il. "C’était les camions qui posaient des problèmes, maintenant je sais qu’ils les contrôlent très bien. Il n’y a pas de souci".

Un investissement maximal pour garantir la sécurité du tunnel

En plus du cadencement des véhicules, d’une limitation de vitesse à 70km/h, le tunnel est désormais équipé de 157 caméras et près de 4.000 détecteurs de chaleur, mais aussi d’une vraie galerie d’évacuation, tout ce qui manquait en 1999. "Avant, il n’y avait même pas de contrôle. […] Maintenant, avec les caméras, les distances... je n’ai jamais eu de problème", explique Jean-Pierre, un artisan italien de la vallée d’Aoste.

"Il y a eu une évolution profonde des conditions de circulation, des investissements, des surveillances et des dispositifs de sécurité", assure Éric Fournier, le maire de Chamonix. "On a le sentiment que le maximum est fait pour en garantir la sécurité." Comme les familles de victime, cet édile est régulièrement invité aux exercices de sécurité qui ont lieu quatre fois pas an, sous le tunnel.