"Un avenir tout neuf est à imaginer pour nos campagnes et les villes intermédiaires"

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Dans son "Rendez-vous à la ferme" de lundi, Fanny Agostini revient sur le classement des villes où il fait bon vivre publié dimanche par le JDD. Pour elle, cela confirme la nécessité de prendre en compte d'autres critères que le PIB et la richesse en général pour évaluer la qualité de vie dans son ensemble.

En France, où la vie est-elle plus agréable ? Pour y répondre, le JDD a publié un classement des villes et des villages où il fait bon vivre. Et dans ce classement, la ville du Puy-en-Velay arrive à la deuxième position des villes de 10.000 à 20.000 habitants, derrière Lannion, dans les Côtes d'Armor. C'est l'occasion pour Fanny Agostini d'évoquer dans son "Rendez-vous à la ferme" cette ville du département de la Haute-Loire, où elle s'est installée pour ouvrir son exploitation à Boisset, mais aussi la nouvelle tendance à l'exode urbain. 

"Pour Le Puy-en-Velay, cette deuxième position n'est pas volée. La première fois que j'ai débarqué en Haute-Loire, et que je suis allée visiter cette ville, j'ai été complètement charmée par la qualité de vie. Je me suis basée sur des critères différents, plutôt modernes, comme l'a fait Florence Jany-Catrice, qui a mis au point une nouvelle classification des régions qui n'est pas basée sur le simple PIB par habitant mais sur un autre indicateur, qui s'appelle l'ISS. Cet Indice de Santé Sociale est notamment basé sur l'éducation, la santé, le revenu, le logement, l'emploi et surtout l'accès à la nature. Selon cette nouvelle grille de lecture, il y a des régions comme l'Auvergne, la Bretagne ou le Limousin qui retrouveraient du galon.

Des aides à l'exode rural

En 150 ans, comme partout, les campagnes se sont diversifiées. Douze millions de personnes ont migré vers la ville en moins de deux siècles mais ils sembleraient qu'une nouvelle tendance se dessine. En 2017, c'est la première fois que le solde migratoire s'est inversé à Paris avec plus de sorties que d'entrées. Une réalité qui tend à faire mentir les démographes qui extrapolent sur un renforcement de la concentration de la population dans les grandes mégapoles ces prochaines décennies. Ce pronostic pourrait être faux.

Il existe des coachs pour aider à l'exode rural. En mars 2015, une start-up, nommée 'Paris je te quitte', s'est donnée pour mission d'aider tous les citadins qui désirent changer de vie en les accompagnant dans les différentes étapes pour préparer leur départ, où aller, comment se loger et comment se reconvertir. Il semblerait qu'un avenir tout neuf soit à imaginer pour nos campagnes et les villes intermédiaires, qui entendent jouer la carte de la séduction et tirer leur épingle du jeu pour que demain ruralité rime avec attractivité et modernité."

Europe 1
Par Fanny Agostini