Les Universités du mouvement "Oser la France" de l'ancien vice-président de LR, Julien Aubert, prévus à Avignon dans le Vaucluse, ont été annulés en raison d'un risque de "trouble à l'ordre public". Une décision regrettée par la préfecture ce samedi. Des personnalités politiques comem Sarah Knafo ou François Fillon devaient y participer.
Le préfet de Vaucluse a "regretté" samedi l'annulation d'un événement politique, prévu le 17 octobre dans une salle d'Avignon, en présence notamment de Sarah Knafo, "sous la pression" d'associations, évoquant "une vraie menace pour la démocratie".
Risque de "trouble à l'ordre public"
Le Rouge-Gorge, salle de spectacle privée d'Avignon, qui devait accueillir les Universités du mouvement "Oser la France" de l'ancien député et vice-président de LR Julien Aubert, a annoncé vendredi dans un communiqué avoir "décidé de ne pas louer sa salle", face à un risque de "trouble à l'ordre public".
Or, "la préfecture conteste tout risque avéré pour l'ordre public et toute incapacité des forces de police à faire face aux éventuelles manifestations", indique-t-elle samedi dans un communiqué.
Le préfet Thierry Suquet "regrette qu'un climat de pression conduise à l'annulation d'un événement politique et fasse peser le risque d'une restriction de fait du débat public. Agiter le spectre de la violence pour empêcher une réunion politique est inacceptable et constitue une vraie menace pour la démocratie", ajoute-t-il.
Julien Aubert dénonce les "méthodes" utilisés par des "collectifs groupusculaires"
En début de semaine, une vingtaine d'associations, collectifs et syndicats avaient dénoncé l'organisation pour la troisième année consécutive des universités d'Oser la France au Rouge-Gorge, interrogeant "la banalisation de certaines idées et leur inscription progressive dans les lieux de vie culturelle". Ces associations mettaient en particulier en cause la participation de l'eurodéputée Reconquête ! Sarah Knafo et de l'ancien Premier ministre François Fillon.
Interrogé par l'AFP, Julien Aubert a mis en cause les "méthodes" utilisés par des "collectifs groupusculaires", dont il a dénoncé le "harcèlement" et les "intimidations" à l'encontre du Rouge-Gorge qui, selon lui, "est une victime" dans cette affaire. Il a par ailleurs affirmé avoir invité pour cet événement des "personnalités de droite comme de gauche et de la société civile", parmi lesquelles l'essayiste Natacha Polony, l'avocat Juan Branco, le député européen François-Xavier Bellamy (LR) ou encore la juriste et ex-ministre Noëlle Lenoir.
"C'est un signal à l'égard de tous les lieux privés d'Avignon, disant 'si vous accueillez des gens qu'on n'aime pas, on va vous fragiliser économiquement'", a-t-il estimé. Il a précisé avoir trouvé un autre lieu - "gardé secret pour éviter les pressions contre lui "- pour accueillir ses universités, rebaptisées "universités de résistance".